Hong Myung-bo a quitté la Corée du Sud pour Los Angeles à peine 48 heures après son retour, fuyant un accueil souverainement hostile suite à l’élimination précoce de l’équipe nationale à la Coupe du monde.
Départ précipité vers les États‑Unis
Repéré à l’aéroport d’Incheon, l’ancien sélectionneur a embarqué pour les États‑Unis alors que des forces de l’ordre l’accompagnaient, sa sécurité officiellement jugée compromise.
Les menaces de mort, affiches interdites dans plusieurs commerces et cris au mégaphone (« Dégage ! », « Va te faire foutre ! ») ont contraint le légendaire défenseur à chercher refuge outre‑Atlantique.
Contexte de l’élimination et réactions intérieures
Après une victoire 2‑1 contre la Tchéquie, la Corée du Sud a encaissé deux défaites 1‑0 – contre le Mexique, pays hôte, puis l’Afrique du Sud – précipitant la sortie du tournoi.
Hong, qui menait l’équipe depuis 2022, a assumé l’entière responsabilité et démissionné dimanche, rappelant son deuxième échec cuisant au Mondial, similaire à 2014.
Il a nié toute implication de conflits internes ou de sanctions sportives, tout en laissant entendre que des révélations ultérieures éclaireront la situation.
Soutien du Japon et répercussions politiques
Au Japon, parlementaire Taro Kono et chroniqueur Ichiro Enokido ont publiquement critiqué les attaques coréennes, rappelant les cinq années où Hong a évolué dans la J‑League.
Le président Lee Jae‑Myung, consterné, a sollicité le ministère des Sports pour enquêter et a annoncé des réformes afin d’éviter la répétition d’un tel débâcle.
En dépit de la tourmente, la solidarité japonaise souligne le contraste entre la réaction nationale et l’appréciation internationale de la carrière de Hong Myung-bo.