Serena Williams, 44 ans, a renoué avec le simple à Wimbledon 2026 après une absence de près de quatre ans, offrant le premier moment fort de la 140ᵉ édition du tournoi.
Un tableau féminin émaillé de rebondissements
Après un passage difficile en première ronde, la Polonaise Iga Swiatek, tenante du n°1 mondial, a dû affronter Taylor Townsend (rank 79) avant de s’imposer 6‑1, 2‑6, 6‑3, un match qui a duré plus de deux heures. En pleurs, Swiatek a indiqué n’avoir remporté aucun set en trois manches cette saison, soulignant l’importance de la victoire.
Elena Rybakina, n°2 mondiale, a frôlé l’élimination contre la française Loïs Boisson (rank 154) avant de s’exalter 6‑4, 1‑6, 6‑3. À 28 ans, la Kazakhstanaise a tenu bon malgré un service fragile en début de match, profitant d’un décrochage de Boisson à 4‑3 pour sceller la rencontre.
Au côté de ces duels, la légende américaine a affronté l’Australienne Maya Joint (rank 53) – exclue des classements cette saison – offrant aux spectateurs un contraste entre expérience et jeunesse.
Des surprises et des résistances dans le tableau masculin
Le troisième seed Alexander Zverev, vainqueur du Roland‑Garros 2025, a dû se battre dès le premier tour pour accéder au second, éliminant Alexander Blockx (rank 36) dans un match serré conclu par trois tie‑breaks consécutifs.
Ben Shelton, quart‑de‑finaliste en 2025, a vu son parcours s’interrompre face à Otto Virtanen (rank 140, qualification) après une bataille épuisante 6‑4, 3‑6, 6‑7(8‑10), 6‑2, 7‑6(11‑9). Shelton a reconnu une précision insuffisante sur ses services, expliquant la perte de points gratuits.
Dans le même groupe, le jeune Finn Otto Virtanen a provoqué la chute du No 5 mondial, démontrant la profondeur du niveau de jeu même parmi les qualifiés.
Le retour de Serena : détermination et résilience
Convaincue par les organisateurs, Williams a décrit son état d’esprit comme « nerveuse », sentiment qu’elle partageait avant chaque match de sa première carrière. Malgré son âge et l’absence de titres cette saison, elle s’est présentée avec la même intensité qui a marqué ses 23 Grand Slam.
Katy Phelps, employée du NHS, a salué la persévérance de la Américaine : « J’admire sa détermination, sa résilience. Retourner en compétition à 44 ans après deux enfants, c’est remarquable. »
Alors que le Central Court s’apprête à accueillir le prochain affrontement, la tension entre les prétendants au titre et la légende en quête d’un ultime triomphe laisse présager une soirée décisive pour le déroulement du tournoi.