Deux chutes consécutives de Joan Mir dès le premier tour du Grand Prix des Pays‑Bas
Le pilote de Honda a vu son week‑end à Assen s’achever par une sortie de piste au premier tour du sprint puis de la course principale, chaque accident survenant avant même la fin du premier tour.
Explications du pilote sur la perte d’adhérence
Lors du point presse, Mir a détaillé la cause de sa première chute : après un bon départ, il a doublé le coureur à sa droite, le forçant à choisir la trajectoire extérieure. Dans les virages trois et suivants, la partie extérieure du revêtement était détrempée, ce qui a entraîné une perte d’appui à l’avant, malgré une vitesse égale à celle de son poursuivant.
« J’ai pris la même vitesse que le pilote que je suivais, mais la piste était sale à cet endroit, j’ai donc perdu le bout de la moto », a déclaré le Français, soulignant que la situation était totalement imprévisible.
Réaction sur les réseaux et impact psychologique
Sur Instagram, Mir a publié une photo de la première chute avec la légende « J’essaie de comprendre comment c’est arrivé… ». Il a ensuite admis que répéter une chute sans en saisir la raison rendait la reconstruction du geste très difficile.
« Quand on ne sait pas pourquoi on tombe, la confiance en soi se fragilise », a-t-il conscience, ajoutant qu’il comptait se reposer, « faire un reset » avant de revenir plus fort.
Il a remercié les messages de soutien, tout en reconnaissant que le sentiment de frustration était « immense », et a souligné la nécessité de ne pas sur‑analyser pour préserver son équilibre mental.
Points positifs malgré les incidents
Avant le week‑end néerlandais, Mir avait affiché une cinquième place dans le Grand Prix de la République tchèque, preuve d’une progression solide. À Assen, il se tenait à la dixième position, seul Honda présent dans les quatre premières lignes.
« Nous sommes rapides, c’est l’élément le plus crucial », a affirmé le pilote. « Je pense pouvoir tenir la bataille avec des riders comme Álex Márquez ou Bastianini, même si reproduire cette forme chaque week‑end reste un défi ».

La chute de Joan Mir lors du sprint au GP des Pays‑Bas.
Photo : Gold and Goose Photography / Getty Images
Perspectives pour le Sachsenring et les challenges à venir
Le pilote anticipe une difficulté accrue au Sachsenring, où les virages longs exigent une maîtrise précise de l’angle sans points de freinage marqués. Il garde des attentes modestes, rappelant que l’an dernier, une collision avec Ogura avait limité ses performances.
« Nous viserons à récupérer nos points au Sachsenring, puis, sur des circuits plus rapides comme l’Autriche ou le Circuit du Pacifique, nous aurons davantage d’opportunités d’améliorer notre classement », a conclu Mir.