Brésil-Japon : Kento Shiogai, qualifié Neymar, ciblé de racisme après propos sur Seleçao

Brésil-Japon: "Ce n'est plus le Neymar d’avant", Kento Shiogai victime de commentaires racistes après sa petite phrase sur la Seleçao
Brésil-Japon: "Ce n'est plus le Neymar d’avant", Kento Shiogai victime de commentaires racistes après sa petite phrase sur la Seleçao

La déclaration de l’attaquant japonais Kento Shiogai a déclenché une vague de réactions, dépassant les 25 000 commentaires en quelques heures avant le duel Brésil‑Japon prévu ce lundi à 19 h (heure française).

Un avis tranché sur la puissance des sélections

Interrogé par la presse japonaise, Shiogai a affirmé que le Brésil n’était plus « fort », comparant plutôt la France et l’Argentine à des équipes majeures, tandis qu’il a jugé le Neymar « différent du joueur d’avant ». Ces propos ont immédiatement alimenté les débats en ligne.

Réactions brésiliennes et polémique médiatique

Les supporters du Brésil ont dénoncé l’insinuation, les médias locaux répercutant la phrase de Shiogai et soulignant la montée des remarques à connotation raciste et xénophobe à l’encontre des Asiatiques dans la section commentaires d’Instagram du Wolfsbourg.

Le sélectionneur italien Carlo Ancelotti, présent à la conférence de presse du Brésil, a choisi d’ignorer le sujet, déclarant que son équipe se concentrerait sur le match et la qualité de son adversaire, sans s’attarder sur le mental.

De son côté, le capitaine du Paris Saint‑Germain, Marquinhos, a qualifié la polémique de « motivation supplémentaire » pour la Seleçao, précisant que le groupe poursuit son travail avec humilité depuis les États‑Unis.

Bilans du groupe avant le choc

Le Brésil, champion du monde depuis 24 ans, a terminé premier de son groupe sans toutefois impressionner, tandis que le Japon, qui ne possédait jamais de victoire en phase éliminatoire, affiche une saison remarquable : une unique défaite sur douze rencontres, incluant un revirement 3‑2 contre les Brésiliens.

Cette confrontation, déjà empreinte de tension verbale, pourrait bien devenir le théâtre d’un revirement stratégique où chaque équipe cherchera à transformer les propos extérieurs en avantage tactique.