Les pilotes MotoGP qualifient Assen de « volcan » et dénoncent la chaleur étouffante

"Plus un volcan qu'un circuit" : Les pilotes MotoGP alertent sur la chaleur à Assen
"Plus un volcan qu'un circuit" : Les pilotes MotoGP alertent sur la chaleur à Assen

Conditions extrêmes à Assen pendant les essais du Grand Prix des Pays-Bas

Des températures avoisinant les 35 °C ont transformé le circuit d’Assen en fournaise, provoquant une élévation inhabituelle des pistes et déclenchant une vague de chutes parmi les pilotes MotoGP dès le vendredi.

Les valeurs thermiques ont aggravé la dégradation des pneus, chaque tour successive augmentant leur glissance et réduisant l’adhérence, surtout pour les coureurs en deuxième position ou derrière un autre concurrent.

Jorge Martín (Aprilia Racing Team) en pleine séance d’essais à Assen

Pilotes dénoncent l’impact de la chaleur sur leurs performances

Pecco Bagnaia a attribué les nombreux incidents à la fournaise, rappelant que la chaleur rappelait « l’Inde », avec des sensations de brûlure ressenties sur le visage et le corps.

Il a ajouté que les pneus « souffraient », leurs températures élevées rendant les points de contact instables, surtout lorsqu’on suivait un autre pilote.

Jorge Martín (Aprilia) a confirmé qu’il n’avait jamais expérimenté une telle intensité, même dans les courses humides d’Asie du Sud‑Est, décrivant le circuit comme un volcan où la chaleur remontait de la moto.

Il a précisé que ses laptimes étaient ralentis d’environ 1,5 s comparés à la matinée, et que le corps ressentait une perte de puissance après deux ou trois tours d’affilée.

Enea Bastianini (Tech3) a souligné que l’asphalte se comportait « comme de l’huile à l’avant », réduisant son rythme de 2,2 s par rapport au time‑attack.

Álex Márquez chute lourdement lors des essais à Assen

Divergences d’opinion sur la gravité de la chaleur

Alors que la plupart des coureurs pointaient la température comme facteur déterminant, Luca Marini a contesté cette hypothèse, arguant que le nombre de chutes résulte davantage d’une recherche constante de la limite, indépendamment des 20 °C de différence.

Il a soutenu que les pneus et l’asphalte continuaient à fonctionner correctement, même sous un soleil écrasant, et que la pression de performance inhérente à la catégorie provoquait naturellement davantage d’incidents.

Les prévisions météo indiquent un léger rafraîchissement, avec des températures attendues sous les 30 °C pour la course de dimanche, ce qui pourrait réduire le risque de nouveaux accidents.

En dépit des débats, l’ensemble des équipes prépare dès à présent des stratégies de récupération — alimentation, repos, hydratation — afin de limiter l’impact de la canicule sur les performances du samedi et du dimanche.