Morten Thorsby s’apprête à porter le n° 2 norvégien sous les projecteurs de Boston, non seulement pour affronter la France mais aussi pour rappeler que le football peut devenir un vecteur de transition climatique.
Un milieu de terrain engagé au service du climat
Milieu de 30 ans, 1,88 m, actuellement à la Cremonese, Thorsby cumule 31 sélections avec la Norvège. En parallèle de sa carrière, il a fondé la We Play Green Foundation, ONG à but non lucratif visant à réduire l’empreinte carbone du football mondial.
Le n° 2, symbole d’un engagement post‑COP21
Choisir le numéro 2, c’est rendre hommage aux accords de Paris du 12 décembre 2015, qui fixent la limitation de la hausse climatique à moins de 2 °C, idéalement 1,5 °C. Thorsby plaisante en expliquant que ce chiffre n’aurait pas pu être imprimé sur son maillot, mais il le porte comme rappel constant.
Actions concrètes sur le terrain et au quotidien
Durant son passage aux Pays‑Bas (2014‑2019), il a persuadé le club d’Heerenveen d’installer des panneaux photovoltaïques sur le stade. En Italie, il privilégie le vélo, le scooter ou le train pour se rendre aux entraînements et évite les vols quand cela est possible. Il a même parcouru 24 h en voiture électrique pour rejoindre Gênes depuis la Norvège.
Conflit avec les sponsors pétroliers et la FIFA
En équipe nationale, il a dénoncé le partenariat entre la Fédération norvégienne et Equinor, société fortement liée aux hydrocarbures. Plus largement, il a signé avec 135 co‑joueurs une lettre à Gianni Infantino, critiquant l’insuffisance des investissements de la FIFA dans la lutte contre la chaleur excessive et le dérèglement climatique.
Perspectives avant le match Norvège‑France
Le vendredi à Boston, Thorsby pourra mettre en avant son maillot floqué du n° 2, rappelant que chaque prise de contact entre nations peut devenir une scène de sensibilisation environnementale.

En dépit de la pression du grand écran, Thorsby reste convaincu que son rôle de footballeur est le meilleur moyen d’amplifier le message climatique, affirmant que le sport a les moyens de « sauver le monde ».