Iran et FIFA restent muets sur le match des fiertés : aucune réponse aux questions

L'Iran et la FIFA refusent de répondre aux questions concernant le match des fiertés
L'Iran et la FIFA refusent de répondre aux questions concernant le match des fiertés

FIFA autorise le drapeau arc‑en‑ciel à l’intérieur du Lumen Field pour le face‑à‑face Iran‑Égypte, malgré les demandes de censure des deux fédérations.

Déclaration officielle de la FIFA

Daniel Marin, directeur exécutif des relations publiques, a indiqué que la FIFA avait informé la presse que la Fédération iranienne de football ne répondrait qu’aux questions sportives liées au match. Il a rappelé le droit des journalistes de poser leurs questions, tout en soulignant que la fédération concernée choisirait de rester limitée aux aspects tactiques et de performance.

Réaction d’Amir Ghalenoei, entraîneur iranien

Interrogé sur la présence potentielle du drapeau rainbow et sur l’atmosphère du stade, l’entraîneur a réaffirmé que l’équipe se concentrerait uniquement sur le football. « Nous sommes ici pour jouer, rien d’autre », a‑t‑il déclaré en persan, ajoutant que l’accent serait mis sur la victoire et la beauté du sport, excluant toute discussion politique.

Contraintes logistiques et contexte géopolitique

L’équipe a dû faire face à des restrictions de voyage imposées par le Department of Homeland Security, contraintes qui ont reporté son camp de base de Tucson à Tijuana à deux semaines de l’arrivée. Les premiers matchs en Californie n’ont permis aux joueurs d’atteindre le stade que la veille, tandis que les autorités américaines ont assoupli les règles, autorisant une arrivée à Seattle deux jours avant le coup d’envoi. Ghalenoei a exprimé son mécontentement face aux délais précédents, affirmant que l’Iran “méritait le droit d’arriver à temps”.

Enjeux sportifs et perspectives de qualification

Si l’Iran l’emporte, il accèdera pour la première fois à la phase à élimination directe du tournoi, un objectif qui prime sur toute controverse extérieure. L’Égypte, déjà tête du groupe G, représente un défi que le staff iranien ne veut aborder qu’en termes de tactique et de forme physique. Gianni Infantino a été félicité pour ses efforts visant à « minimiser les difficultés » rencontrées par la délégation iranienne.

Le match à Seattle s’annonce donc comme un test de concentration absolue pour l’Iran, qui devra conjuguer performance sportive et gestion d’un environnement sociopolitique tendu.