Le nouveau format à 48 équipes du Mondial 2026, instauré par Gianni Infantino, a déclenché une avalanche de critiques dès les premiers matchs.
Des petites nations, mais aucune surprise décisive
Si le Cap-Vert a tenu tête à l’Espagne et que Curaçao a failli surprendre l’Équateur, la plupart des nouvelles équipes peinent à rivaliser, comme le montre le revers du Portugal face à l’Ouzbékistan, qualifié de « fête foraine » par le commentateur de l’After Foot.
Le même intervenant a dénoncé le manque de compétition réelle, soulignant un expected goals de 0,24 pour l’Ouzbékistan et qualifiant ces confrontations de « matchs en bois » contre les géants du football.
Une prolifération de scores à quatre buts d’écart
En deux jours de poules, 48 rencontres ont déjà produit sept écarts de quatre buts ou plus, un record comparé aux éditions précédentes où les écarts étaient nettement plus rares.
- 1998 : 4 matches sur 48
- 2002 : 3 matches sur 48
- 2006 : 3 matches sur 48
- 2010 : 2 matches sur 48
- 2014 : 3 matches sur 48
- 2018 : 2 matches sur 48
- 2022 : 2 matches sur 48
- 2026 (avant J3) : 7 matches sur 48
Le point de vue de Maxime Chanot
Ancien international luxembourgeois, Maxime Chanot partage le constat de Daniel Riolo : « Certaines nations n’ont clairement pas leur place à la Coupe du monde, le niveau se dilue, et les premiers matchs deviennent lassants. »
Riolo et la course aux records de buts
Le journaliste de RMC a qualifié le tournoi de « Coupe du monde du bilan chiffré », prédisant une moyenne de trois à quatre buts par rencontre grâce aux écarts importants. Il a ajouté que Mbappé pourrait facilement inscrire deux buts contre l’Irak, illustrant la facilité croissante des confrontations pour les attaquants de premier plan.
Selon lui, la dynamique actuelle crée une « régale permanente » où les records de buts seront brisés à chaque édition, contrairement aux décennies passées où le meilleur buteur culminait souvent à six réalisations.
En résumé, l’élargissement à 48 équipes a généré davantage de déséquilibres, de cartons et de débats sur la pertinence même de la participation de certaines nations à la plus grande scène footballistique.