Regarder la Coupe du monde, un plaisir coupable qui nous captive

Regarder la Coupe du monde, cet indomptable plaisir coupable
Regarder la Coupe du monde, cet indomptable plaisir coupable

La 23ᵉ Coupe du monde, désormais portée à 48 nations, suscite déjà des débats plus intenses que jamais, tant sur le plan sportif que politique.

Un calendrier qui déboule à la hâte

Alors que je n’ai découvert le lancement du tournoi que la veille de son coup d’envoi, le programme a immédiatement contraint les passionnés à suivre chaque match, même les phases de groupes, avec une ferveur comparable à celle des finales.

Cette précipitation contraste avec ma préparation habituelle : des semaines d’analyse, des pronostics, et la prise en compte des absences dues aux blessures. Cette fois‑ci, la surprise s’est imposée dès le jeudi, où le premier but aurait pu naître si le Mexique venait à percer la défense sud‑africaine.

Gouvernance et intérêts géopolitiques

Le format élargi alimente les critiques, notamment celles de Viktor Egri dans 24 hu, qui décrit la compétition actuelle comme une « fête du football » vide de sincérité.

Le poids grandissant des acteurs politiques devient manifeste : la junte argentine en 1978, la Russie de Poutine en 2018, et aujourd’hui la pression exercée par l’ancien président américain Trump, qui promettrait même de remettre le trophée au vainqueur.

Au centre de ces manœuvres se trouve Gianni Infantino, président de la FIFA, dont la remise du controversé prix de la paix à Trump a été jugée par les observateurs comme un geste à la fois opportuniste et révoltant, rappelant les dérives de son prédécesseur Sepp Blatter.

Échos médiatiques

  • Les Bleus sont salués pour leur style par The New York Times.
  • « American way of life » : les supporters étrangers s’enflamment lors de la Coupe du monde.
  • Didier Deschamps qualifié de personnage central de l’histoire du football français.
  • Montée vertigineuse du prix de la bière dans les stades mondiaux.

À l’heure où la FIFA tente de conjuguer expansion et légitimité, la réalité des rencontres — tant décisives que triviales — expose la fracture entre la passion du jeu et les manipulations institutionnelles.