Vettel avoue que la mort d’Anthoine Hubert l’a confronté à la fragilité du sport
Dans une tribune écrite pour le New York Times, le quadruple champion du monde, Sebastian Vettel, a déclaré que l’accident mortel d’Anthoine Hubert lors du Grand Prix de Belgique 2019 était le seul moment où il a sérieusement envisagé d’abandonner la Formule 1.
Le week‑end de Spa‑Francorchamps : F2 sprint et F1 en tension
Après la qualification de la Formule 1, où Charles Leclerc et Sebastian Vettel occupaient les deux premières places de la grille, la F2 a lancé son sprint. Au début du deuxième tour, une série d’évènements en haut du Raidillon a abouti à une collision frontale entre la Ferrari d’Hubert et la voiture de Juan Manuel Correa.
Le choc a percuté le cockpit de Hubert, le projetant hors de son monocoque alors que la vitesse dépassait les 300 km/h, entraînant une issue fatale pour le jeune pilote de 22 ans.
Réaction immédiate de Vettel et hésitation à prendre le départ
À l’annonce du drame, Vettel a indiqué à sa femme Hanna qu’il ne souhaitait pas courir le dimanche suivant. Une nuit d’insomnie a suivi, mais il a finalement aligné sa Ferrari SF90 sur la ligne de départ.
« J’ai eu ma part d’accidents, mais aucun n’a jamais ralenti le temps comme celui-ci », a-t-il écrit, soulignant la sensation de décélération temporelle ressentie lorsqu’un incident se déclenche.
Une prise de conscience durable sur la vitesse et la responsabilité
Plus de deux décennies de compétition lui ont permis d’affirmer que, depuis l’incident, la vitesse n’est plus uniquement une sensation physique mais un facteur à mesurer avec prudence. « Après ce week‑end, j’ai vu le sport sous un angle différent, une réalité que je n’ai pleinement comprise qu’après ma retraite fin 2022 », précise-t-il.
Vettel ajoute que la responsabilité du pilote s’étend désormais à la sécurité des pairs et à l’impact des innovations technologiques sur la protection des concurrents.
Héritage du tragique sprint et perspective future
Le sprint de 2019 a laissé une « chape de plomb » sur le paddock, rappelant que chaque virage peut devenir fatal. Les mesures d’amélioration du circuit de Spa ont depuis été renforcées, mais le témoignage de Vettel reste un rappel incontournable de la nécessité d’allier performance et sécurité.
En son nom, Anthoine Hubert demeure une référence pour les jeunes pilotes, tandis que les championnats continuent d’intégrer les leçons tirées de ce week‑end sombre.

Observation finale
Le témoignage de Vettel confirme que la frontière entre vitesse et danger devient plus nette chaque fois qu’un incident rappelle le prix ultime du sport.