Red Bull dévoile en Autriche un package 2026 visant à réduire l’écart de 0,4 s avec Mercedes et Ferrari
Lors du Grand Prix d’Autriche, l’équipe dirigée par Laurent Mekies a présenté une mise à jour majeure de la RB22, annoncée comme la deuxième évolution substantielle de la saison 2026 sous la nouvelle réglementation technique.
Objectifs de performance et enjeux du développement 2026
La réglementation 2026 place le développement continu au cœur de la hiérarchie en Formule 1 : chaque nouvelle version de châssis ou d’aérodynamique se traduit généralement par des gains de temps à la piste. Red Bull vise ainsi à abaisser le poids de la monoplace à 768 kg, le minimum autorisé, afin de combler le déficit de quatre dixièmes de seconde constaté face aux leaders.
En mai, le directeur technique Pierre Waché avait indiqué que le poids de la RB22 restait au-dessus de la limite, rendant la réduction de masse un axe prioritaire du package autrichien.
Retours sur le package de Miami et le concept d’aileron rotatif
Le premier lot d’améliorations, présenté à Miami, avait intégré une refonte complète des pontons et un aileron arrière « rotatif », comparable à la solution « Macarena » de Ferrari. Cette modification avait permis à Red Bull de gagner du terrain, réduisant de moitié l’écart avec les premiers du classement.
Les gains obtenus à Miami ont cependant laissé place à d’autres écarts significatifs selon le type de circuit, soulignant la nécessité de nouvelles phases de développement.
Analyse du pack Ferrari à Barcelone et ses répercussions
Ferrari a livré à Barcelone un package qui a conduit Lewis Hamilton à la victoire, prouvant l’efficacité du nouveau châssis et de l’unité de puissance. Mekies a salué cette avancée, estimant que l’écart entre Mercedes et les équipes poursuivantes se resserre.
Sur le même circuit, la RB22 a montré des faiblesses : Max Verstappen a terminé quatrième, à près de 20 secondes du vainqueur, tandis qu’Isack Hadjar, parti en difficulté, a tout de même regagné la sixième place malgré un rythme inférieur à celui de Mercedes, Ferrari et McLaren.
Perspectives de Red Bull après l’Austria
Mekies a clairement indiqué que le package autrichien ne serait pas suffisant à lui seul pour rendre Red Bull compétitif sur tous les circuits. « Nous devons encore gagner du temps en virage moyen, en virage rapide, et en ligne droite », a-t-il précisé, tout en rappelant que chaque mise à jour doit se traduire par des temps au tour concrets.
L’objectif restant de combler l’écart de 0,4 s demeure, mais le Français a laissé entendre que d’autres étapes de développement seront nécessaires pour transformer ces gains en victoires.
En attendant, la compétition technique se poursuit, chaque équipe cherchant à exploiter le plus rapidement possible les marginaux permis par la réglementation 2026.

