Cap-Vert réalise son premier doublé en Coupe du Monde en maintenant le Uruguay à égalité (2-2) lors du match d’ouverture du groupe H à Miami.
Un début de tournoi inédit pour les « Bleus »
Classée 64e au classement FIFA et debutant à sa première édition, la nation cap-verdienne ouvre le score dès la 21ᵉ minute grâce à Kevin Pina, avant que Hélio Varela ne revienne en force à la 61ᵉ minute, deux réalisations qui inscrivent les toutes premières marques des Bleuets au plus haut niveau.
Le gardien uruguayen Fernando Muslera, pourtant solide, ne parvient pas à contenir la frappe lointaine de Pina et subit ensuite la frappe glissée de Varela, profitant d’un dégagement raté du défenseur Mathias Olivera.
L’Uruguay réagit et prolonge le spectacle
Après avoir concédé, l’équipe sud‑américaine restaure l’équilibre grâce à Maxi Araujo, qui, à la 44ᵉ minute, transforme une tête plongeante issue d’un rebond sur le poteau du gardien cap-verdien Vozinha.
Six minutes plus tard, Agustin Canobbio double la mise en profitant d’une passe aérienne d’Araujo, scellant ainsi le deuxième but des Celestes avant la pause.
Malgré un contrôle du jeu renforcé, les Uruguayiens voient le temps s’égrener sans avantage supplémentaire, tandis que le Cap‑Vert menace de nouveau à la fin du temps réglementaire, notamment lorsqu’un penalty aurait pu être accordé après la chute de Nuno Da Costa dans la surface.
Enjeux du groupe H et prochaine échéance
À égalité de points avec l’Uruguay, le Cap‑Vert doit impérativement battre l’Arabie Saoudite à Houston vendredi pour assurer sa qualification aux huitièmes de finale.
L’Uruguay, deuxième du groupe, devra éviter la défaite face à l’Espagne, favorite de la poule, afin de rester en lice pour la phase à élimination directe.
Déclarations des entraîneurs et perspective
Pedro Leitao Brito, surnommé « Bubista », souligne l’importance de l’organisation, du courage et de la détermination pour transcender les limites d’une petite nation, rappelant que le football « c’est avant tout une affaire de rêves poursuivis ».
Marcelo Bielsa, directeur technique uruguayen, affirme que « le Cap‑Vert méritait la victoire contre l’Arabie Saoudite et aurait dû s’imposer aujourd’hui malgré les buts encaissés », tout en rappelant l’obligation de battre l’Espagne pour avancer.
Vozinha, le gardien vétéran de 40 ans, a vu sa mère assister au match grâce à une aide exceptionnelle de la FIFA et des autorités américaines, une anecdote qui humanise le récit du plus vieux cap‑verdien en lice.
Le double exploit du Cap‑Vert, couplé à la persistance uruguayenne, laisse présager un dernier acte décisif à Houston, où chaque point comptera pour le passage en phase finale.