La suspension de Marco Bezzecchi à Brno a été confirmée, après que le pilote ait poussé puis giflé un commissaire de piste intervenant sur sa moto à la sortie du sprint.
Réaction d’Aprilia et appel du dirigeant
Massimo Rivola, directeur général d’Aprilia Racing, a présenté ses excuses au marshal, tout en rappelant l’absence totale de tolérance au sein de l’écurie. Il a précisé que le recours de samedi soir ne visait pas à contester la sanction, mais à ouvrir le débat sur la sévérité de la peine, avant d’accepter la décision confirmée.
« Nous aurions préféré une lourde amende ou un retrait de places sur la grille, mais la suspension est définitive », a déclaré Rivola, insistant sur la nécessité de protéger les pilotes tout en appliquant un cadre disciplinaire cohérent.

Déroulement de l’incident
Selon le dirigeant, le marshal a accidentellement enclenché le surrégime en tentant de sécuriser la moto, intensifiant le bruit du moteur à 165 km/h et projetant des gravillons sur la piste. Cette situation a poussé Bezzecchi à réagir instinctivement, même s’il n’existe aucune justification à son geste.
Le pilote a ensuite reconnu, sous l’effet d’une montée d’adrénaline, qu’il avait « poussé le commissaire parce que le moteur était en train de se bloquer », tout en admettant que la seconde partie – le gifle – restait inacceptable.
Conséquences et perspectives
Bezzecchi a présenté ses excuses publiques le dimanche matin, offrant ses gants au marshal. Rivola estime que le test de la moto 2027 prévu le lundi et le Grand Prix des Pays‑Bas à Assen, où les essais débuteront vendredi, offrent l’opportunité à l’Italien de tourner la page.
L’appel d’Aprilia s’est inspiré d’un précédent de 2023, où Aleix Espargaró avait reçu une amende de 10 000 €, suivie d’une pénalité de six places en grille. Rivola a indiqué que, malgré la différence de contexte, il était important de ne pas créer de précédent plus strict que nécessaire.

En dépit de la frustration de ne pas voir son pilote évoluer, Rivola conclut que la décision « pose un cadre ferme pour l’avenir », rappelant que la priorité reste la sécurité et le respect du règlement.