Marc Márquez a commencé les essais libres à Brno en tête, pour finir cinquième après deux chutes majeures et une gestion d’énergie laborieuse.
Départ éclatant, chute et perte de rythme
Lors du premier relais, le champion du monde a inscrit le meilleur temps des EL1, affichant une confiance totale dès les premières minutes. Cependant, une sortie trop enthousiaste dans le virage 7 a conduit à une perte de contrôle qui a débouché sur la première chute de la journée.
Le même virage a de nouveau été le théâtre d’un incident l’après‑midi, alors que Márquez, tentant d’économiser ses forces, a relâché son approche et a quitté la trajectoire, entraînant une seconde chute et une perte de temps conséquente.
Le bras droit, goulot d’étranglement physique
Depuis le Mugello, le pilote Ducati lutte contre une gêne résiduelle du bras droit, la vis qui pressait sur le nerf radial ayant été retirée il y a un mois. Cette contrainte se traduit aujourd’hui par une diminution de la force disponible, surtout sur les circuits nécessitant un effort du côté droit.
« À Brno, on utilise davantage le bras droit que sur le Balaton », a expliqué Márquez à Motorsport.com. « Ce n’est pas aussi exigeant que le Mugello, mais la sollicitation du bras droit reste très palpable. »
Pour limiter l’usure, le team manager Davide Tardozzi a incité le pilote à ménager le dernier relais, privilégiant un time‑attack rapide tout en préservant les pneus et la fatigue musculaire.

Le duo pilot‑équipe cherche ainsi à équilibrer performance brute et endurance, en adaptant la posture et la puissance de sortie à chaque virage.
Objectifs pour la course et le sprint
Conscient de la marge de progression, Márquez a fixé un cap modeste : viser les deux premières lignes lors du sprint et viser le top 5 pour la course principale. Il a souligné que l’énergie dépensée en matinée a nui à ses performances de l’après‑midi, mais que les sensations restent “excellentes”.
« Si je refaisais le même effort, je finirais probablement dixième en EL1 », a-t-il ajouté, illustrant la nécessité d’ajuster le rythme pour les sessions suivantes.

En résumé, la journée de Brno expose la dualité entre un instinct de vitesse incontrôlable et les limites physiques encore présentes, deux variables que le pilote devra harmoniser avant le weekend décisif.