Le Mexique s’est imposé comme la première nation à sécuriser une place en huitièmes de finale du Mondial 2026, grâce à une victoire 1‑0 contre la Corée du Sud, rappelant son rôle de co‑organisateur aux côtés des États‑Unis et du Canada.
Visa et plainte de la Fédération iranienne
L’équipe d’Iran, confrontée à des refus de visas américains pour plusieurs membres de sa délégation, a déposé une plainte officielle auprès de la FIFA, dénonçant des “restrictions” contraires au principe d’égalité entre les équipes. Le sélectionneur Amir Ghalenoei, déjà intervenu le 15 juin, avait qualifié sa formation de “la plus maltraitée de la compétition”.
Pour le match contre la Belgique prévu dimanche, la FIFA a finalement autorisé la fouler du sol américain uniquement la veille, malgré la demande iranienne de deux jours d’acclimatation.
Impact carbone du dirigeant de la FIFA
Gianni Infantino, président de la FIFA, a été pointé du doigt pour ses déplacements en jet privé, estimés entre 300 et 500 tonnes de CO₂ pour l’ensemble du tournoi, voire 900 tonnes en incluant les traînées de condensation. Ce volume équivaut à l’empreinte annuelle de 35 à 55 Français.
Ces chiffres soulèvent des questions écologiques autour de l’organisation du Mondial et de la responsabilité des hauts responsables face aux engagements climatiques.
Femmes arbitres : une progression mêlée de contraintes
Aux yeux de l’arbitrage, Tori Penso a marqué l’histoire en délivrant trois cartons jaunes lors du duel République tchèque‑Afrique du Sud, devenant la deuxième femme à officier un match masculin de Coupe du Monde. À 39 ans, son parcours contraste avec la quasi‑absence de femmes dans les instances arbitrales, comme le montre le fait que Stéphanie Frappart, arbitrage française de 2022, n’a pas été retenue pour 2026.
Incident « cameraman » et geste de réconciliation
Abdukodir Khusanov, défenseur ouzbek de Manchester City, a percuté un cameraman après le match contre la Colombie (défaite 3‑1). Le choc, causé par un duel avec Luis Díaz, a nécessité une prise en charge médicale du journaliste. Khusanov a offert son maillot au blessé, accompagné d’une note d’excuse « Je suis désolé ».
Le geste, salué comme un signe de respect, a été relayé par les réseaux sociaux, rappelant les normes de conduite attendues sur le terrain.
Le Mexique, identité politisée sur le terrain
En marge du match, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a manifesté son mécontentement en restant à l’écart du stade, dénonçant le prix des billets. Vêtue d’un maillot vert incrusté de l’inscription « Presidenta », elle a suivi la rencontre depuis sa télévision, rendant visible la fracture entre les coûts d’accès au spectacle et les attentes du public.
Cette protestation s’inscrit dans le contexte plus large des débats autour de la co‑organisation du tournoi et des responsabilités politiques liées à l’événement.
Alors que le tournoi avance, ces enjeux – logistiques, environnementaux et sociétaux – redéfinissent les priorités des acteurs impliqués, du terrain au commandement.