Mercedes renonce à son appel contre l’annulation des pénalités infligées à Gasly

Mercedes abandonne son recours contre l'annulation des pénalités de Gasly
Mercedes abandonne son recours contre l'annulation des pénalités de Gasly

Mercedes a officiellement retiré son recours contre la décision de la FIA d’annuler les pénalités d’excès de vitesse infligées à Pierre Gasly lors du Grand Prix de Monaco 2026.

Équipe Mercedes en paddock, pilote George Russell, 2026

Une procédure de révision débouchée sur un abandon

Moins de 24 heures après le lancement de la demande de révision, l’écurie allemande a notifié la FIA qu’elle ne poursuivrait pas le dossier. Cette décision survient alors que Toto Wolff, directeur de Mercedes, affichait déjà peu d’optimisme quant aux chances de succès dès l’annonce du recours.

Le recours devait, pour être recevable, démontrer la présence d’éléments nouveaux, significatifs et pertinents que les commissaires n’avaient pas en leur possession au moment de statuer sur les sanctions de Gasly. Aucun de ces arguments n’a pu être apporté à temps, rendant l’audience prévue le samedi 20 juin caduque.

Pourquoi Mercedes estimait être lésée

Les griefs de l’écurie concernaient deux décisions distinctes : d’une part, la pénalité de cinq secondes et le drive‑through appliqués à George Russell après une mauvaise purge des pneus, et d’autre part, l’annulation des sanctions de Pierre Gasly. Mercedes considérait que ces arbitrages pénalisaient injustement son pilote et impactaient le classement du championnat.

  • 5 secondes de pénalité + drive‑through pour Russell (mauvaise purge).
  • Annulation des pénalités de Gasly (excès de vitesse).
  • Pas d’éléments nouveaux présentés avant le délai fixé.

Les autres acteurs du paddock restent en litige

Alors que Mercedes se retire, McLaren et Red Bull ont officiellement annoncé leur intention de contester la même décision d’annulation des sanctions de Gasly. Le recours collectif des équipes reflète la complexité des règles de dépassement de vitesse à Monaco, circuit réputé pour ses zones de contrôle très étroites.

Les prochains mois pourraient voir la FIA réexaminer son protocole de surveillance des vitesses, sous la pression d’un groupe de concurrents qui réclament davantage de transparence et de constance dans l’application des sanctions.

Le retrait de Mercedes met en lumière la difficulté d’inverser des décisions prises en temps réel, tout en rappelant que les débats juridiques autour du Grand Prix de Monaco 2026 ne sont pas terminés.