Le premier jour de la phase de groupes de la Coupe du Monde 2026 a déclenché une onde de choc, entre un match nul controversé et la flambée du débat sur le sifflement de La Marseillaise.
Résultats et faits marquants des 24 premiers matchs
Sur les vingt‑quatre rencontres déjà jouées, neuf se sont soldées par l’égalité, un taux de nuls qui alarme les analystes. Le Portugal, mené par un Cristiano Ronaldo âgé de 41 ans, n’a pas pu s’imposer face à la République démocratique du Congo (1‑1). Ce résultat a nourri les critiques de Thierry Henry, qui a rappelé à l’écran britannique que « c’est l’équipe qui doit marquer, pas le joueur ».
Parallèlement, le Mexique a humé la défaite du Sud‑Afrique contre l’Angleterre (0‑2) et l’Allemagne a essuyé une remontée tardive contre la Norvège, démontrant l’équilibre précaire du tirage.
Polémique autour du sifflement de l’hymne national français
Le maire LFI de Saint‑Denis, Bally Bagayoko, a justifié le sifflement de La Marseillaise comme « une forme d’analyse, pas d’incitation ». Cette explication a immédiatement attiré les attaques du président du RN Jordan Bardella et du secrétaire général LR Othman Nasrou, qui qualifient l’attitude du maire de cynisme électoral. Des avocats et pseudo‑sociologues ont rapidement réagi, chacun amplifiant la controverse.
Malgré ces remous, aucune figure de la droite française n’a relevé l’incident de l’hymne iranien sifflé dans un autre contexte de la même compétition.
Les pauses rafraîchissement sous le feu des critiques
Instaurées à la moitié de chaque mi‑temps par le président de la FIFA Gianni Infantino, les pauses de trois minutes sont perçues comme des vitrines publicitaires. Les supporters ont manifesté leur mécontentement pendant le duel Ghana‑Panama et le match Angleterre‑Croatie, ponctuant les arrêts de jeu de huées. Un supporter britannique résumait la situation à la BBC : « C’est l’américanisation du football ».
Symboles et détournements à Dallas
Après la victoire de l’Angleterre 4‑2 contre la Croatie, des fans ont brandi une banderure reprenant la célèbre photo de 1966, où le président américain apparaît à la place de Bobby Moore, slogannant ainsi une « Make America Great Again » footballistique.

Anecdote d’entraîneur et perspective
Interrogé sur la lourde défaite du Sud‑Afrique face au Mexique, Hugo Broos a répliqué avec ironie : « Si vous voulez ériger une statue, faites‑la en bois ; elle brûlera plus facilement quand je perdrai ». Cette boutade souligne la tension psychologique qui plane déjà sur les équipes qualifiées.
Les prochains jours dévoileront si les controverses culturelles et les enjeux commerciaux influenceront davantage le déroulement de la Coupe du Monde 2026.