Empreinte carbone du jet privé d’Infantino pendant le Mondial 2026
Le vol privé utilisé par Gianni Infantino pour se déplacer entre les stades aurait produit entre 300 et 500 tonnes de CO₂, soit l’équivalent annuel de 35 à 55 Français, selon les calculs de Greenly. Si ce rythme était maintenu jusqu’à la fin du tournoi, les émissions pourraient grimper à 900 tonnes en intégrant les effets non‑CO₂ de l’aviation.
Ces chiffres découlent d’une heure de vol sur l’avion dédié de Qatar Airways, sponsor officiel de la FIFA, et illustrent l’impact disproportionné d’un déplacement aérien fréquent dans un événement à géographie dispersée.
Objectif de deux matchs par jour : un défi logistique aux conséquences climatiques
Le Guardian rapporte qu’Infantino ambitionne d’assister à deux rencontres chaque journée du championnat. Répartie entre les États‑Unis, le Canada et le Mexique, la Coupe du monde 2026 s’étend sur quatre fuseaux horaires distincts, rendant les trajets aériens quasi inéluctables.
Pour chaque déplacement, le jet privé supprime toute alternative terrestre viable, augmentant ainsi la fréquence des décollages et la consommation supplémentaire d’avion de ligne.
La combinaison d’un programme de voyage intensif et d’un avion de catégorie privée explique la proportion élevée d’émissions attribuées à un seul responsable.
Impact carbone global du Mondial 2026
Greenly estime que chaque rencontre du tournoi génère en moyenne 75 000 tonnes de CO₂, ce qui correspond à l’empreinte annuelle d’environ 8 000 Français. Multiplied by the 104 fixtures planned, the total carbon cost surpasses all previous FIFA World Cups.
| Élément | Émissions estimées | Équivalence humaine |
|---|---|---|
| Jet privé d’Infantino (sur toute la durée) | 300‑500 t CO₂ | 35‑55 Français/an |
| Jet privé d’Infantino (incl. effets non‑CO₂) | ≈ 900 t CO₂ | ≈ 55‑80 Français/an |
| Émission moyenne par match | 75 000 t CO₂ | ≈ 8 000 Français |
| Totaux du tournoi (104 matchs) | ≈ 7,8 Mt CO₂ | ≈ 104 000 Français |
En comparaison, l’ensemble des déplacements du président représente une fraction du total, mais illustre la possibilité de réduction massive si des solutions de transport moins carbonées étaient privilégiées.
Le constat laisse clairement apparaître que les ambitions de visibilité personnelle, soutenues par un jet privé, ajoutent une charge climatique notable à un événement déjà considéré comme le plus polluant de l’histoire du football.
