Lionel Messi a égalé le record de 16 buts en Coupe du monde lors du match contre l’Algérie, un triplé qui a scellé la victoire argentine 3‑0 à Kansas City.
Un geste controversé évité de justesse
À la 32ᵉ minute, alors que le score était de 1‑0, Messi a heurté le mollet droit d’Aïssa Mandi avec la semelle de sa chaussure, déclenchant une chute douloureuse du défenseur lillois. L’arbitre Szymon Marciniak a sifflé faute en faveur de l’Algérie, sans recourir au VAR, ce qui a permis à Messi de rester sur le terrain.
Le geste, jugé dangereux par plusieurs analystes, aurait pu entraîner un carton rouge selon la législation du jeu, mais aucune procédure n’a été engagée.
Réactions des experts du paddock
Nedum Onuoha, ancien joueur de Manchester City et consultant pour ESPN, a affirmé que « le geste méritait un carton rouge », soulignant que l’arbitre avait manqué une occasion d’intervention décisive.
De son côté, l’ex‑international vénézuélien Alejandro Moreno a dénoncé une possible « mise à l’abri des grandes figures », rappelant un incident où Gianni Infantino aurait été aperçu en train de sourire après un arrêt crucial de Zidane, suggérant une narrative privilégiant les stars.
Impact sur le bilan historique de Messi
Le triplé de Kansas City a permis à l’Argentin de rejoindre Miroslav Klose dans les annales du football mondial. Sans le but supplémentaire, le match aurait laissé Messi à 15 réalisations, légèrement en dessous du record.
La capacité du sextuple Ballon d’or à rester sur le terrain, même après un affrontement physique, alimente le débat sur l’équité disciplinaire entre joueurs d’élite et le reste du groupe.
Analyse du VAR et des consignes arbitrales
Le système de vérification vidéo n’a pas été déclenché, malgré la présence d’une action potentiellement fautive. Selon les standards FIFA, une faute grave sur le mollet, surtout lorsqu’elle provient du dessous du genou, justifierait un avertissement sévère, voire une expulsion.
Cette situation met en lumière la marge de manœuvre laissée aux arbitres, ainsi que les critères d’activation du VAR lors de matchs à fort enjeu.
Perspectives et questions en suspens
Le cas Messi‑Mandi soulève la question de la cohérence disciplinaire appliquée aux joueurs vedettes, un sujet qui pourra influencer les futures directives officielles et les attentes du public quant à l’impartialité des décisions arbitrales.