Isack Hadjar qualifie le pire départ de la saison pour Red Bull à Barcelone
Lors du Grand Prix d’Espagne, le Français a perdu onze places dès le premier tour, illustrant ce qu’il considère comme la pire exécution de la procédure de départ de l’écurie cette saison.
Des démarrages irréguliers qui menacent la domination de Red Bull
Depuis l’ouverture de la campagne, Max Verstappen et le rookie Isack Hadjar enregistrent des pertes de positions inattendues, alors que leurs rivaux – notamment Mercedes – affichent des prises de départ plus fiables.
Après une récupération à la sixième place, Hadjar a exprimé son mécontentement au micro de Canal+, soulignant que « les départs de tout le week‑end ont été médiocres » et que la complexité de la procédure a largement compromis ses performances.
Le pilote exige des solutions concrètes
Sur F1 TV, il a rappelé que la fenêtre d’action du moteur « étroite » nécessite une marge plus généreuse pour les pilotes, insistant : « Nous ne pouvons pas rester dans cette impasse chaque week‑end. »
Il a ajouté que son expérience à Monaco, où le départ était satisfaisant, n’a fait que mettre en lumière la régression constatée à Barcelone, où il a calé à deux reprises – un incident qu’il n’a jamais rencontré jusqu’alors.
« Je ne suis pas une machine capable de viser à 0,0001 % », a-t-il déclaré, rappelant les limites humaines face à une procédure qu’il juge trop exigeante.
Laurent Mekies confirme les difficultés techniques
Le directeur de Red Bull Racing a reconnu les propos de son pilote, précisant que les départs difficiles proviennent d’une recherche de l’« fenêtre de fonctionnement idéale » du nouveau groupe motopropulseur. Il n’a cependant pas laissé entendre qu’une résolution immédiate était à l’ordre du jour.
« Notre moteur possède une puissance exceptionnelle, mais il fonctionne dans une plage d’exploitation très restreinte, ce qui complique la synchronisation avec le châssis », a expliqué Mekies.
Il a qualifié cette phase comme un « processus d’apprentissage » typique de la première année d’un nouveau power‑unit, soulignant qu’il reste de nombreux ajustements à effectuer entre l’unité de puissance et le véhicule.
Implications pour la stratégie de Red Bull
Si la question des départs persiste, elle pourrait affecter la capacité de l’écurie à exploiter pleinement la supériorité du moteur sur les circuits où la prise de vitesse initiale est décisive.
Les ingénieurs devront donc travailler sur une approche qui élargit la marge de manœuvre du pilote tout en conservant les performances maximales du RB‑engine, un défi qui risque de mobiliser les ressources de la R&D tout au long du reste de la saison.


Le défi technique exposé ce week‑end montre que même les équipes les mieux financées doivent concilier complexité mécanique et exigences humaines pour préserver leur avance.