Coupe du monde 2026 : Hervé Renard, surprise de Sabri Lamouchi, prend le défi en Tunisie

Coupe du monde 2026: "Il n'y a pas à réfléchir", le nouveau défi d'Hervé Renard, remplaçant surprise de Sabri Lamouchi avec la Tunisie
Coupe du monde 2026: "Il n'y a pas à réfléchir", le nouveau défi d'Hervé Renard, remplaçant surprise de Sabri Lamouchi avec la Tunisie

Hervé Renard a été désigné entraîneur‑principal de la Tunisie dès ce mardi, à moins de deux mois de son éviction de la sélection d’Arabie saoudite, marquant ainsi son retour sur la scène mondiale avant la Coupe du monde 2026.

Une nomination officielle confirmée par la fédération tunisienne

Le président de la Fédération tunisienne de football, Moez Nassari, a annoncé un accord conclu avec le Français, officialisant son mandat jusqu’à la fin du prochain mondial. Cette décision fait suite à la lourde défaite 5‑1 infligée aux Aigles de Carthage face à la Suède lors de la dernière journée de groupe.

Un premier entraînement programmé en urgence

Renard prendra les commandes dès ce mardi, remplaçant Sabri Lamouchi qui occupait le poste depuis la saison précédente. L’enjeu immédiat consiste à redresser la barre avant le prochain match contre le Japon, qui affrontera les Pays‑Bas à l’ouverture du groupe (2‑2).

Parcours d’un globe‑trotter du football international

En 18 ans d’activité, le technicien de 57 ans dirige déjà sa sixième sélection nationale, fort de deux titres de Coupe d’Afrique des Nations remportés avec la Zambie (2012) et la Côte d’Ivoire (2015). Il avait déjà succédé à Lamouchi en 2014 à la tête de la sélection ivoirienne, et ses exploits incluent la victoire historique 2‑1 contre l’Argentine lors du mondial 2022, alors que la Arabie saoudite était sous sa houlette.

Objectif qualification : une mission à haut risque

Les deux rencontres restantes ouvrent la porte à une éventuelle qualification si la Tunisie obtient de bons résultats. Renard, reconnu pour ses discours motivants, devra reproduire le retournement d’image qu’il a orchestré lors de la célèbre mi‑temps contre l’Arabie saoudite, malgré l’absence de succès en deux tentatives précédentes pour mener une équipe au terme d’un mondial.

Contexte et alternatives envisagées

Avant son appel, le nom de Renard avait été évoqué pour la sélection du Ghana, mais le poste a finalement été attribué à Carlos Queiroz début avril. La prise en main d’une équipe en cours de phase finale reste rare : en 1998, Henryk Kasperczak avait été engagé par la Tunisie après deux revers en groupe, sans toutefois changer le cours du tournoi.

L’arrivée de Renard représente donc à la fois un pari audacieux et une opportunité stratégique pour la Tunisie, qui espère transformer une débâcle récente en une dernière percée vers le mondial 2026.