Hamilton aurait décroché le GP de Barcelone 2026 même sans le Virtual Safety Car
Le directeur de Ferrari, Frédéric Vasseur, affirme que le rythme imposé par le Britannique tout au long de sa stratégie à trois arrêts aurait suffi à garantir la victoire, même en l’absence du VSC déclenché à la 38e manche.
Une tactique à trois arrêts voulue par Ferrari
Ferrari a opté pour une approche agressive : programmer trois passages aux stands afin de libérer le potentiel de la monoplace de Hamilton, tandis que la majorité des concurrents, dont plusieurs Mercedes, se sont cantonnés à deux arrêts plus conservateurs.
Le deuxième arrêt a vu Hamilton passer sur des pneus intermédiaires, puis, après le troisième relais, il a retrouvé les temps les plus rapides du podium, profitant d’une configuration de piste idéale.
L’impact décisif du troisième arrêt
En changeant pour des pneus durs neufs lors du dernier passage aux stands, Hamilton a pu exploiter la pleine adhérence des compounds tout en conservant son avance sur les Mercedes. Cette décision a accéléré l’écart, le menant vers sa 106ᵉ victoire en Grand Prix.
L’incident qui a déclenché le VSC
Fernando Alonso a immobilisé son Aston Martin dans l’herbe avant le virage 9, obligeant les commissaires à activer le Virtual Safety Car. La neutralisation du rythme a permis à Hamilton de rentrer aux stands sans perdre de places face aux Mercedes, consolidant ainsi son avantage stratégique.

Réactions de Vasseur et de Mercedes
« Nous aurions remporté la course, peut‑être avec un peu moins d’avance », a déclaré Vasseur, tout en soulignant que Ferrari disposait d’un jeu de pneus neufs à ce stade de la compétition. Toto Wolff, directeur de Mercedes, a reconnu que Hamilton était le plus rapide à la fin, précisant que retenir le Britannien aurait été extrêmement difficile même s’ils étaient revenus devant.
Les deux camps s’accordent donc sur le fait que, quelle que soit la façon dont les arrêts se seraient déroulés, le niveau de vitesse de Hamilton aurait imposé sa domination sur le circuit de Barcelone.
En définitive, la combinaison d’une stratégie à trois arrêts audacieuse et d’une gestion optimale du VSC a laissé peu de marge de manœuvre à la concurrence.