Coupe du monde : l’équipe iranienne fait escale à Los Angeles alors même qu’un accord diplomatique Iran–États‑Unis vient d’être annoncé, plongeant la délégation au cœur d’une tension politique inattendue.
Pression politique à Los Angeles
La métropole californienne, surnommée « Tehrangeles » en raison de ses près de 500 000 Iraniens, se prépare à accueillir des manifestations anti‑régime le lundi suivant l’arrivée des joueurs. Une partie de la délégation iranienne a vu son entrée aux États‑Unis bloquée à cause de supposés liens avec les Gardiens de la Révolution, tandis que le groupe d’entraînement a été transféré de Tucson, Arizona, à Tijuana, Mexique, avant de rejoindre le stade de Los Angeles.
Déclarations du sélectionneur et des joueurs
Amir Ghalenoei, entraîneur de la sélection, a insisté sur la neutralité du sport : « Nous sommes ici pour jouer, nous respectons tous les Iraniens, il faut séparer le football de la politique ». De son côté, l’attaquant Mehdi Taremi a rappelé que son unique mission était de performer sur le terrain, sans commentaire politique. Le technicien a ajouté qu’il espérait que la diaspora locale « prie pour nous, nous encourage et qu’on les récompense avec un bon match ».
Enjeux pour la Coupe du monde
L’avant‑centre de l’Olympiacos, également membre de la “Team Melli”, a tiré un parallèle avec l’arbitre somalien Omar Artan, exclu des États‑Unis, soulignant que l’impact politique s’étendait au corps arbitral. Il a rappelé que la Coupe du monde devait rester « un moment de paix et de joie », appelant à une amélioration des conditions d’accueil pour tous les participants.
L’incident, survenu à l’instigation d’une décision américaine, montre que même le plus grand tournoi footballistique ne peut totalement s’affranchir des enjeux géopolitiques qui l’entourent.