Un revirement décisif avant l’abandon
Kimi Antonelli a perdu 18 points après que sa Mercedes se soit arrêtée suite à une coupure électrique, alors qu’il venait de doubler George Russell dans le troisième relais du Grand Prix de Barcelone.
Analyse du problème électrique
Le pilote a indiqué que la panne s’est produite à la corde du virage 5, où la voiture a simplement cessé de bouger. Aucun incident extérieur n’a été signalé, le dysfonctionnement étant interne à l’équipement électrique.
L’incident intervient après le souci électrique rencontré par Russell à Montréal, rappelant la fragilité du package Mercedes malgré un rythme compétitif.
Déclarations d’Antonelli à Montmeló
Interrogé par Motorsport.com, le jeune pilote a reconnu ne pas avoir anticipé la panne, décrivant le moment comme « une petite inquiétude ». Il a ajouté que la perte de points met à mal le moral, tout en affirmant quitter le circuit la tête haute grâce à la vitesse affichée.
Il a également souligné la satisfaction d’un dépassement propre sur Russell, précisant qu’il avait exploité le deuxième relais pour se placer en tête des duels pour la deuxième place, derrière Lewis Hamilton.
Concernant les conditions, Antonelli a rappelé que la chaleur extrême faisait surchauffer les pneus, compliquant la tenue de la voiture près du bord de piste.
Impact sur le classement Mercedes
Avant l’incident, Antonelli menait le championnat, mais son avance se réduisait face à Hamilton et Russell. L’abandon laisse Russell reprendre légèrement l’avantage au sein de l’écurie, même si les deux pilotes restent très proches au classement.
Le problème d’aile mentionné après le dépassement de Russell serait lié à une dégradation structurelle des vibrateurs, sans contact externe, limitant l’appui aérodynamique sans affecter profondément les performances.
Perspectives avant l’Autriche
Antonelli a déclaré son ambition de revenir fort en Autriche, insistant sur la nécessité de « recharger les batteries » avant la prochaine épreuve. Il espère que l’équipe corrigera les failles identifiées pour maximiser le rythme sur le circuit autrichien.
Quant à la rivalité avec Ferrari, le pilote a noté la fiabilité exceptionnelle de la Scuderia, mais a préféré ne pas se projeter davantage, se concentrant sur son propre programme de récupération.

Propos recueillis par Livia Veiga
Malgré la déception du jour, Antonelli garde l’assurance d’un pilote qui a déjà prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs du paddock.