Esteban Ocon a attribué à l’erreur de placement de Sergio Pérez sur la grille le contact qui a endommagé l’aileron avant de la VF‑26 d’Oliver Bearman dès le premier tour du Grand Prix de Monaco 2026.
Erreur de placement de Sergio Pérez à la grille
Le Mexicain, initialement prévu 18ᵉ, a quitté les stands en 16ᵉ place, empiétant sur la position qui aurait dû être occupée par la Ferrari d’Gabriel Bortoleto. Bortoleto a ainsi été contraint de partir depuis les stands à cause d’un problème technique, ce qui a placé Pérez devant Ocon au lieu d’être derrière.
« Je devais me mesurer à la voiture qui était devant, à savoir la Racing Bulls de Lindblad », explique Ocon, « mais, du fait du déplacement de Pérez, j’ai fini par lutter contre une position qui n’était pas prévue. »
L’incident à l’épingle du Loews
À l’entrée du virage le plus lent du circuit, Lindblad a freiné de façon inattendue. Ocon, surpris, a balancé vers la droite pour éviter la collision, se retrouvant à l’extérieur de la piste. Oliver Bearman, suivant la même trajectoire d’évitement, n’a trouvé aucune place et son aileron avant a frotté le pneu arrière droit de la Haas.

Conséquences pour le jeune Britannique
Le choc a cassé le volet avant de la VF‑26, contraignant Bearman à rentrer aux stands pour un changement de composant. Après la réparation, le pilote a repris la course en dernière position parmi les voitures toujours en lice.
Déclarations d’Esteban Ocon
Interrogé par Motorsport.com, le vainqueur du Grand Prix de Hongrie 2021 a confirmé avoir parlé avec Bearman : « Je n’avais aucune idée de ce qui s’était passé jusqu’à ce qu’on me le signale dans la zone d’interview. »
Il a poursuivi en détaillant la dynamique de l’incident : « L’effet du trafic devant a déclenché le freinage de Lindblad, j’ai donc effectué une manœuvre d’évitement à l’extérieur, et Ollie a reproduit exactement le même geste. Il n’y avait tout simplement plus de place, d’où l’impact sur mon pneu. »
Ocon a ajouté que, dans une configuration différente, l’aile de Bearman n’aurait probablement pas cédé, mais que « c’était malheureux et inévitable dans ces circonstances ». Il a critiqué la couverture médiatique, estimant que « les médias ont amplifié une situation qui, en réalité, reste un simple incident de course ». Le Français a conclu que la frustration venait du fait que « l’équipe aurait pu placer les voitures de façon à éviter ce croisement, comme cela s’est produit à plusieurs reprises. »
Tensions dès les essais libres
Lors de la première séance libre, Ocon et Bearman se sont retrouvés côte à côte, échangeant des remarques par radio. Le Français a rappelé que ces frictions internes étaient « décevantes » et souligné que la responsabilité principale incombait à la répartition des voitures sur la grille.
Il estime que la désorganisation de la grille a déclenché une chaîne de rapprochements imprévus, aggravant les risques d’incidents dès le départ.
En définitive, l’épisode montre à quel point une simple mauvaise position sur la grille peut transformer le premier tour d’une course à Monaco en cascade d’erreurs techniques.