Morbidelli persévère malgré son déclin : « Je ne quitte pas ma mission »

Morbidelli s'accroche malgré son déclin : "Je n'ai pas terminé ma tâche ici"
Morbidelli s'accroche malgré son déclin : "Je n'ai pas terminé ma tâche ici"

Morbidelli chute à la 15e place du championnat MotoGP 2026

Franco Morbidelli occupe actuellement la quinzième position du classement général, loin derrière ses coéquipiers Ducati, dont même les remplaçants blessés le devancent.

Sa saison, marquée par seulement deux passages en top‑10, alimente les rumeurs d’un futur incertain au sein du VR46 Racing Team.

Franco Morbidelli, VR46 Racing Team

Objectifs revus : viser la victoire en course avant le titre mondial

Interrogé en Hongrie, le pilote italien affirme que son ambition a évolué : « Je veux d’abord gagner des courses, le championnat viendra plus tard ». Il rappelle que, après deux saisons proches du titre en 2020, les difficultés récentes l’ont contraint à reconsidérer ses priorités.

« Je suis un coureur, j’aime la compétition », précise‑t‑il, tout en admettant que la tâche qui lui était assignée a changé au fil des années.

Une régression de performances clairement visible

Les résultats récents montrent une chute nette après deux années où Morbidelli se classait neuvième puis septième. Seul le sprint de Jerez (podium) et la qualification de pole à Barcelone ont offert des éclairages positifs.

Lors du Grand Prix de Hongrie, il décrit la première journée comme « horrible », soulignant un manque de grip à l’arrière qui a fortement limité son potentiel.

Comparaisons peu flatteuses avec les remplaçants Ducati

Face à Michele Pirro, Morbidelli se situe seulement trois dixièmes de seconde en avant, alors que le vétéran ne court plus pour la victoire. Contre Iker Lecuona, il accuse un retard de trois dixièmes sur la même session, indiquant une différence de deux secondes avec les pilotes Ducati de tête.

Problèmes de grip sur la Ducati GP25 et appel à l’ingénierie

Le pilote décrit la GP25 comme « compliquée », soulignant que la machine ne délivre pas les sensations attendues, même après de multiples ajustements de set‑up.

« Je roule comme sur de la glace », explique‑t‑il, insistant sur la nécessité d’une coopération accrue avec Ducati pour retrouver un niveau de traction normal.

Franco Morbidelli au Balaton Park

Alors que la grille 2027 se confirme comme un véritable défi, la capacité de Morbidelli à reconquérir du terrain dépendra de la résolution rapide de ces déficits de machine.