Kimi Antonelli domine le championnat du monde 2026 : après six étapes, il cumule cinq victoires d’affilée et porte la tête du classement, transformant ainsi une saison qui s’annonçait incertaine en un véritable marathon de succès.
Un été 2025 marquant la rupture
L’été 2025, les performances d’Antonelli sont tombées en dessous des attentes, notamment à Spa‑Francorchamps où les rumeurs d’un possible transfert vers Alpine ou Williams ont alimenté un climat de doute. Cette période sombre, ponctuée de résultats décevants, a finalement servi de catalyseur à la sérénité qui le caractérise aujourd’hui.

Une approche mentale détendue malgré les pressions
Antonelli admet que le trac reste présent avant chaque séance, mais le décrit comme de « papillons bénéfiques » révélateurs d’une implication totale. Comparé à l’an passé, il ressent aujourd’hui moins de stress, grâce à la conviction d’avoir déjà sécurisé sa place en Formule 1 pour la prochaine saison.
Plutôt que de s’isoler, il profite des week‑ends libres pour assister à des courses d’Imola (WEC) ou du Mugello (MotoGP), une manière pour lui de « vivre la course comme un fan » et de recharger ses batteries mentales.
Synergie technique : l’ingénierie au service du pilote
La relation avec son ingénieur de course, Peter “Bono” Bonnington, s’est renforcée depuis Monaco 2025. Au fil du temps, Bono a affinée sa compréhension des besoins d’Antonelli, adaptant les questions et les réglages aux moments critiques, ce qui a augmenté l’efficacité globale du duo.
Parallèlement, la gestion de la batterie, autrefois une simple conséquence du style de conduite, a fait l’objet d’un programme intensif sur simulateur durant la trêve hivernale, consolidant la capacité d’Antonelli à exploiter l’unité de puissance de la nouvelle monoplace.

Adaptation au nouveau règlement et dépassement des attentes
Contrairement à la crainte généralisée d’un revirement complet du style de pilotage, Antonelli a rapidement trouvé des sensations positives avec la voiture révisée, se sentant davantage maître de la situation tout en limitant les erreurs.
Les performances actuelles dépassent largement les pronostics établis avant le début de la saison ; il reconnaît que chaque victoire alimente la pression, mais reste concentré sur l’objectif immédiat : maximiser le nombre de victoires, pas la lutte pour le titre.
Rivalité interne et perspectives de duel
George Russell a commencé à déployer quelques jeux psychologiques, tactique courante entre co‑équipiers, mais Antonelli assure que cela n’influence pas son approche, chaque week‑end étant traité comme une nouvelle mission.
Si la lutte pour le championnat devait s’intensifier à la fin de la saison, Antonelli se voit comme l’outsider : confiant, mais conscient que l’expérience de Russell reste un facteur déterminant.

Le plus marquant parmi les compliments reçus ces derniers mois reste la dédicace du champion de tennis italien Jannik Sinner après la première victoire, soulignant le soutien mutuel entre les athlètes italiens qui alimente l’énergie d’Antonelli pour les prochains défis.