Max Verstappen mise sur la patience avant tout nouveau contrat
Lors d’une interview à Monaco, le quadruple champion du monde a clairement indiqué qu’il ne signera pas de prolongation avant la fin de la saison, même si son accord actuel s’étend jusqu’à la fin de 2028.
Il justifie ce choix par deux interrogations principales : premièrement, la décision de rester en Formule 1 l’an prochain, et deuxièmement, la recherche d’une équipe capable de lui fournir une monoplace compétitive et un environnement propice.
« Je ne suis pas pressé », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il aurait pu signer jusqu’en 2040 si la situation le méritait.

Red Bull garantit la liberté recherchée par le champion néerlandais
Le règlement interne de Red Bull prévoit à Verstappen une totale liberté hors du championnat, incluant des participations en GT3 et des courses au Nürburgring, sans contrainte d’un constructeur spécifique.
Cette autonomie, qu’il a évoquée à plusieurs reprises, constitue un levier décisif : il n’entrerait jamais en pourparlers avec une écurie qui limiterait son programme extra‑F1.
De plus, le passage du comité technique de la FIA vers un ratio moteur thermique/énergie électrique de 60‑40 a été présenté comme un facteur pouvant l’inciter à rester, à condition que les performances vues à Miami et à Barcelone confirment une remontée de forme.

Scénarios de transfert : Ferrari, Mercedes et McLaren en ligne de mire
Ferrari a déjà sécurisé Charles Leclerc avec un accord pluriannuel, étendu jusqu’à la fin de la décennie, éliminant ainsi l’un des candidats potentiels à Red Bull.
Mercedes, quant à elle, compte sur la permanence de George Russell, dont le contrat, bien que public, ne garantit pas la stabilité à long terme dans un sport où les résultats restent primordiaux.
McLaren voit en Oscar Piastri un pilote satisfait de son poste actuel, mais dont le contrat inclut des clauses de sortie typiques, laissant la porte entrouverte pour un éventuel appel de Red Bull.
Si le néerlandais devait quitter, Red Bull devra envisager des remplaçants en dehors du réseau habituel : le duo Ferrari‑Red Bull est désormais impossible, et Piastri se montre prudent.

Implications pour la saison 2026 et au‑delà
Actuellement septième au classement, Verstappen se trouve dans une position où la clause de sortie de son contrat 2028 pourrait s’activer déjà pour 2027, créant une incertitude qui pousse Red Bull à solliciter une déclaration publique avant la pause estivale.
La saison 2026 s’articule autour d’un développement intensif du châssis et du moteur via l’ADUO, avec des évolutions attendues à Barcelone qui serviront de test décisif du package Red Bull.
En attendant, la décision du pilote influencera non seulement le mercato, mais aussi la dynamique du championnat, chaque équipe ajustant ses stratégies de recrutement en fonction de la disponibilité du quadruple champion.
Le paddock retient donc son souffle : le choix de Verstappen, ou son absence de réponse, déterminera la configuration de la grille à l’orée de la prochaine saison.