Waka Waka de Shakira, hymne officiel de la Coupe du monde 2010, demeure l’unique titre musical à rester dans les playlists mondiales plus d’une décennie après le tournoi, devançant même les classiques tels que We Are the Champions de Queen au niveau des écoutes internationales.
Le modèle gagnant : le phénomène Waka Waka
L’adoption d’un refrain entraînant, d’une chorégraphie simple et d’une collaboration avec le groupe sud‑africain Freshlyground a permis à la chanson de s’imprégner des retransmissions télévisées, des publicités et des réseaux sociaux. Selon Morgan Serrano, directeur du pôle médias musicaux du groupe NRJ, « on ne se souvient que d’un titre de Coupe du monde » et les chiffres d’écoute sur Deezer confirment la suprématie de Shakira depuis 2010.
Échecs notoires : le désastre de 2002
Le Mondial de Corée‑Japon a vu Johnny Hallyday proposer Tous ensemble, chant porté comme l’hymne national improvisé de la France. Malgré un pic de ventes initial, le morceau n’a ni résisté dans les mémoires des supporters ni accompagné les exploits des Bleus, illustrant que notoriété d’un artiste ne garantit pas la pérennité d’un hymne.
Les nouveaux challengers pour 2026
En prévision du tournoi de 2026, Shakira prépare déjà Dai Dai comme successeur potentiel, tandis que le rappeur français Vegedream a publié Ramenez la coupe à la maison, qui s’est classé parmi les titres les plus streamés en France durant les qualifications. Le même audit de 20 Minutes montre que ces nouvelles productions rivalisent déjà avec le classement historique de Waka Waka.
Le véritable défi pour le prochain tournoi résidera donc dans la capacité à allier portée globale, authenticité culturelle et visibilité digitale afin de créer, à l’instar de Shakira, un refrain qui survivra aux coups de sifflet des stades.