À deux jours du coup d’envoi, plus de 180 000 billets restent en vente sur la plateforme officielle de revente de la FIFA, ce qui laisse entrevoir des tribunes encore vides pour la Coupe du monde 2026.
Un stock de places imposant face à une demande qui se refroidit
Le portail de revente référence aujourd’hui près de 180 000 billets, alors que le tournoi s’étendra du 11 juin au 19 juillet 2026 sur 12 stades canadiens, américains et mexicains, soit 104 rencontres au total. Cette offre fait fi de la billetterie proposée sur le site principal de la FIFA, augmentant sensiblement le nombre de places disponibles.
Malgré les annonces de Gianni Infantino vantant un « record de demandes », le nombre de tickets commercialisés n’a pas suffi à combler toutes les sections, un contraste marqué avec les éditions précédentes où chaque siège était occupé.
Des tarifs et des contraintes qui freinent l’achat
La grille tarifaire adoptée pour 2026 place les prix parmi les plus élevés de l’histoire de la compétition, rendant le déplacement en Amérique du Nord peu alléchant pour de nombreux supporters. S’ajoutent les formalités d’entrée aux États‑Unis et les frais de transport vers le Canada ou le Mexique, augmentant le coût total du séjour.
Ces facteurs combinés réduisent l’attrait des places, surtout pour les supporters des sélections dont les fans doivent franchir des procédures d’immigration plus contraignantes.
Plus de matchs, plus de risques de places vides
En comparaison, le Mondial du Qatar en 2022 comportait 64 matchs et avait fixé des prix nettement inférieurs, assurant des stades pleins du début à la fin. En 2026, le programme compte 104 rencontres, presque le double, complique la tâche des organisateurs qui doivent remplir un nombre beaucoup plus important de sièges.
Si les stades ne parviennent pas à atteindre le plein effectif pendant les cinq semaines de compétition, la FIFA devra justifier devant les partenaires et les fanbases que la logique économique du tournoi était mal calibrée.
En dépit d’une ambition affichée de record d’assistance, les chiffres actuels laissent entrevoir une Coupe du monde 2026 où les tribunes risquent d’être partiellement désertées, un défi inédit pour le soccer nord‑américain.