Ferrari défend l’arrêt de Leclerc au stand sous Safety Car en F1

Ferrari défend son choix d'arrêter Leclerc au stand sous Safety Car
Ferrari défend son choix d'arrêter Leclerc au stand sous Safety Car

Ferrari a justifié le passage au stand de Charles Leclerc sous le Safety Car à la fin du Grand Prix de Monaco 2026, malgré les protestations du pilote monégasque.

Stratégie adoptée et conséquences immédiates

À l’approche du virage Antony Noghès, Leclerc courait à trois secondes de Lewis Hamilton, qui devait purger une pénalité de cinq secondes pour excès de vitesse en stands. L’accident d’une Aston Martin a déclenché la voiture de sécurité, contraignant la Scuderia à demander à ses deux pilotes de s’arrêter. Cette décision a éliminé l’avantage temporaire de Hamilton et a maintenu Leclerc en troisième position, le top‑3 restant le seul groupe sur le même tour.

Réaction de Charles Leclerc en radio

Le pilote a exprimé son mécontentement via la radio, déclarant qu’il ne souhaitait pas s’arrêter et regrettant le choix imposé par l’équipe. Plusieurs extraits de ces échanges ont été relayés par les diffuseurs internationaux, illustrant la frustration du monégasque face à la perte de temps supplémentaire.

Justification du directeur adjoint

Jérôme d’Ambrosio, directeur adjoint de Ferrari, a expliqué à Sky Sports Deutschland que la décision, bien que préjudiciable au résultat individuel de Leclerc, visait le meilleur intérêt collectif. « Le dernier arrêt n’était peut‑être pas optimal pour lui personnellement, mais avec le recul, c’était la décision à prendre pour l’équipe », a‑t‑il affirmé.

Il a souligné le risque de rester en piste pendant la période de Safety Car : « Si vous attendez que la voiture de sécurité soit devant, vous risquez de perdre toute position ». D’Ambrosio a ajouté que la pénalité infligée à Hamilton et l’arrivée du Safety Car avaient neutralisé l’avantage de Leclerc, rendant le double arrêt inévitable.

Incident à Antony Noghès

À la relance du Safety Car, Leclerc a perdu le contrôle de sa Ferrari et s’est sorti de piste à Antony Noghès, entraînant son abandon. Malgré la perte de points, la décision de double arrêt n’a pas directement conduit à cet accident, mais elle a placé le pilote dans une position délicate sur le circuit.

Problème de freinage et réponses techniques

Leclerc a déclaré depuis le paddock que ses sensations de freinage étaient altérées, pointant un possible défaut des plaquettes Brembo. L’équipe a confirmé que les deux pilotes utilisaient des réglages différents et qu’une analyse approfondie à l’usine était prévue. « Nous devons examiner la zone de freinage en détail pour rétablir les sensations adéquates », a précisé d’Ambrosio, soulignant que l’objectif principal était d’aider les pilotes à retrouver la confiance dans le châssis.

Charles Leclerc au volant de sa Ferrari lors du Grand Prix de Monaco 2026

Cette suite d’événements illustre comment les décisions stratégiques, même lorsqu’elles sont contestées, peuvent rapidement se transformer en enjeux techniques et humains au cœur du paddock monégasque.