Charles Leclerc a abandonné le Grand Prix de Monaco après que les freins arrière de sa Ferrari SF‑26 ne soient pas montés en température, rendant le contrôle du véhicule impossible dès la première relance.
Problèmes de freinage constatés sur la SF‑26
Le pilote monégasque a indiqué que, malgré un effort de freinage maximal, la température des plaquettes arrière restait basse, signe d’une perte d’efficacité mécanique.
Selon ses propos, la perte de chaleur s’est traduite par une absence de récupération de la force de freinage, obligeant à désactiver toute manœuvre de décélération sur le secteur de la pit lane.
Ces dysfonctionnements, déjà évoqués à Montréal où le circuit exige une capacité de freinage très élevée, se sont aggravés à Monaco, un tracé où la confiance dans le freinage est cruciale.
Déclaration de Brembo et historique du partenariat
Le groupe Brembo a publié un communiqué exprimant son étonnement face aux déclarations de Leclerc, rappelant plus de cinquante ans de collaboration avec la Scuderia Ferrari, incluant non seulement les systèmes de freinage mais aussi les embrayages AP Racing et les amortisseurs Öhlins.
Dans ce même texte, la société italienne souligne ne pas connaître encore la cause exacte et recommande d’analyser les données de télémétrie avant toute conclusion technique.
Ferrari n’a pas encore communiqué officiellement, le sujet restant limité aux échanges internes du garage.
Solutions envisagées et rumeurs sur les prochains épisodes
Leclerc a affirmé que « la solution » était déjà prête et devrait être implantée sur sa voiture à Barcelone, sans préciser si le correctif porte sur un réglage logiciel ou un remplacement de composant.
Des rumeurs circulent dans le paddock depuis le Grand Prix du Japon, suggérant que Lewis Hamilton utilise des disques de frein fournis par Carbone Industrie, un fournisseur différent de celui de Ferrari.
Si la « solution » citée par Leclerc implique effectivement un jeu de pièces provenant d’un autre constructeur, le week‑end de Catalogne permettra de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse.

Alors que le calendrier s’enchaîne, la capacité de Ferrari à rectifier rapidement le problème de freinage définira son positionnement face aux équipes déjà à la recherche d’avantages techniques.