Victoire inattendue de Kimi Antonelli au Grand Prix de Monaco 2026
Kimi Antonelli a conquis le podium du GP de Monaco 2026, devançant Lewis Hamilton et Isack Hadjar dans une course marquée par des sorties de piste, de multiples pénalités et l’intervention d’un drapeau rouge dû à la dégradation de l’asphalte.
Départs, incidents et premières phases de course
Alors que la pole position était revenue à Ferrari en qualification, aucune monoplace ne s’est présentée sur la première rangée. Antonelli, champion en titre, a surpris le groupe en dépassant Max Verstappen au moment du départ, avant que le Néerlandais ne soit contraint à un retour aux stands dès le premier tour.
Lewis Hamilton et Charles Leclerc ont occupé la deuxième rangée, suivis de près par Isack Hadjar et George Russell. Les premiers tours ont vu une majorité de pilotes (les 16 premiers) passer sur des pneus mediums jaunes, tandis que les équipes Cadillac ont opté pour les pneus rouges tendres.
Un problème de granulométrie à l’avant a freiné Hadjar dès la douzaine de tours, tandis que Verstappen a abandonné après avoir tenté de regagner du terrain.
Stratégies aux stands, pénalités et rebond du leader
Vers le tour 29, Hamilton a effectué un arrêt pour passer aux pneus durs, mais il a été sanctionné de cinq secondes pour excès de vitesse aux stands, ce qui a maintenu Antonelli à l’avance. Russell a changé de gomme au tour 31, puis a incurré la même pénalité que Hamilton plusieurs tours plus tard.
Les équipes ont exploité les écarts de temps : Mercedes a limité le nombre d’arrêts, tandis que McLaren a décidé de sacrifier Lando Norris pour retarder la Mercedes et favoriser Oscar Piastri.
Safety car, drapeau rouge et contrôle de l’asphalte
Le 60ᵉ tour, le Safety Car a été déployé après que Lance Stroll a touché le rail de sécurité dans le virage Antony Noghès. La procédure de doublement a été lancée, mais la course a été arrêtée à nouveau lorsqu’un examen a révélé la décomposition du revêtement dans le même virage, obligeant la direction à nettoyer la piste à l’aide d’une balayeuse sous le regard de Rui Marques.
Durant l’interruption, des enquêtes ont ciblé Hamilton et Hadjar pour un éventuel défaut de respect de l’écart minimal sous Safety Car, bien que Hamilton ait finalement été blanchi.
Classement provisoire et incertitudes post‑course
| Pos. | Pilote | Équipe | Écart |
|---|---|---|---|
| 1 | K. Antonelli | Mercedes | – |
| 2 | L. Hamilton | Ferrari | +6,271 s |
| 3 | I. Hadjar | Red Bull | +23,394 s |
| 4 | O. Piastri | McLaren | +24,261 s |
| 5 | L. Lawson | Racing Bulls | +26,553 s |
Le classement complet, incluant des abandons de Charles Leclerc (accident), Carlos Sainz Jr. (accident) et Max Verstappen (non‑départ), restera provisoire en attendant la validation finale des pénalités.
Analyse rapide du déroulement
Antonelli a maintenu un écart de vingt secondes sur Hamilton dès le milieu de course, profitant d’une gestion des pneus efficace et d’un rythme constant. Les multiples excès de vitesse aux stands, appliqués à Hamilton, Russell, Gasly et d’autres, ont illustré des failles potentielles du système de chronométrage.
Le revêtement détérioré a rappelé la fragilité des circuits urbains, offrant une leçon cruciale aux organisateurs pour les futures éditions du Grand Prix de Monaco.