Alexander Zverev, classé n°3 mondial, affrontera ce dimanche l’Italien Flavio Cobolli (rang 14) en finale du simple messieurs de Roland‑Garros, offrant à l’Allemand la première occasion réaliste de décrocher un titre du Grand Chelem.
Une finale rendue possible par l’effondrement de la génération française
Le doubletenant du titre, Carlos Alcaraz, a quitté le tournoi suite à une blessure au poignet, tandis que Jannik Sinner et Novak Djokovic ont cédé sous la canicule qui a paralysé les courts parisiens. Cette vague de forfaits a ouvert la voie à un tableau inédit, dans lequel Zverev a éliminé Félix Auger‑Aliassime (rang 6) avant de recevoir le forfait de Matteo Arnaldi (rang 104) en demi‑finale, accédant ainsi à la finale sans jouer sur la terre battue du Centre Court.
Le passé fragile d’Alexander Zverev en finale de Grand Chelem
Trois défaites successives en finale — US Open 2020 (contre Dominic Thiem), Roland‑Garros 2024 (contre Alcaraz) et Melbourne 2025 (contre Sinner) — ont marqué l’image d’un joueur capable de talent mais interrompu par un mental vacillant. En 2020, après deux sets d’avance, Zverev avait servi pour le match avant d’être renversé ; à Paris, il avait perdu les deux derniers sets 6‑1, 6‑2 après des victoires contre Nadal et Ruud ; à Melbourne, il a cédé en trois sets secs.
Malgré ces revers, Zverev affirme ne jamais douter de son potentiel et cite son titre récent à Munich (avril 2025) comme preuve qu’il peut retrouver son niveau de n°2 ou n°3 mondial.
Profil et dynamique du duel contre Cobolli
Flavio Cobolli n’a jamais dépassé les quarts de finale d’un Grand Chelem ; la finale de Roland‑Garros représente ainsi son plus grand exploit. Les deux joueurs se sont rencontrés quatre fois depuis un an, Zverev en remportant trois — la plus récente sur la terre battue de Madrid (30 avril 2024, 6‑1 6‑4) — et Cobolli en l’emportant à Munich (18 avril 2024, 6‑3 6‑3).
Zverev, qui compte trois titres ATP 500 (Hambourg, Bucarest, Acapulco) et une médaille d’or olympique (2021), prévoit quatre jours de repos avant la finale, conscient du risque de perte de rythme mais confiant dans sa préparation physique et mentale.
Si la canicule et les forfaits ont remodelé le tableau, la finale opposera un vétéran de la scène mondiale à un outsider cherchant à marquer l’histoire : le résultat dépendra davantage de la capacité d’Zverev à dépasser sa « malédiction » qu’à la forme de Cobolli.