Les États‑Unis ont bloqué les visas de quinze membres de l’encadrement de la sélection iranienne, dont le président de la fédération, avant même son premier match de la Coupe du monde.
Refus de visas et revendications diplomatiques
L’ambassade d’Iran au Mexique a confirmé que les autorités américaines ont refusé l’entrée à quinze personnes du staff, parmi lesquelles le président de la Fédération, Mehdi Taj. Selon l’ambassadeur Abolfazl Pasandideh, il s’agit d’un « traitement discriminatoire intentionnel ». La fédération a adressé une plainte à la FIFA, tout en rappelant que les joueurs ont reçu des visas à entrées multiples.
Installation du camp de base à Tijuana
Après un stage de quinze jours à Antalya, les joueurs ont atterri à Tijuana dimanche matin, où ils établiront leur camp de base pour l’ensemble du tournoi. La ville frontalière, traditionnellement sécurisée, a vu déployer des soldats de la garde nationale lourdement armés devant le stade d’entraînement et l’hôtel réservé à l’équipe.
Initialement prévue à Tucson (Arizona), la localisation du camp a été déplacée à Tijuana en raison des incertitudes liées aux visas. Le staff restant en territoire mexicain devra traverser quotidiennement la frontière américaine pour chaque rencontre.
Calendrier des confrontations sur le sol américain
- 15 juin : Los Angeles contre la Nouvelle‑Zélande.
- 21 juin : Los Angeles contre la Belgique.
- 26 juin : Seattle contre l’Égypte.
Le porte‑parole de la fédération, Amir Mahdi Alavi, a précisé que les joueurs, munis de visas à entrées multiples, devront entrer aux États‑Unis le matin même de chaque match et repartir le soir même, contrairement aux précédentes indications qui prévoyaient une arrivée un jour avant le premier affrontement.
Tensions géopolitiques et ambiance parmi les supporters
La suspension du cessez‑le‑feu entre l’Iran et Israël le 8 avril, suivie d’une recrudescence des frappes dans le Golfe, a terni l’engouement des supporters iraniens. Sur le terrain de football, la crainte d’une reprise des hostilités et la crise économique locale ont engendré un sentiment d’incertitude, comme le soulignent deux jeunes fans rencontrés à Téhéran.
Alors que la sélection iranienne franchit la première étape logistique, le défi reste de concilier performances sportives et contraintes diplomatiques tout au long de la compétition.