Visas délivrés aux joueurs iraniens : après des semaines d’incertitude, la sélection iranienne a reçu ce vendredi 5 juin les visas américains nécessaires pour disputer ses trois rencontres du premier tour de la Coupe du Monde 2026 aux États‑Unis.
Visas, personnel et refus persistants
L’ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, a confirmé que les footballeurs ainsi que le personnel d’encadrement indispensable pouvaient désormais embarquer. Toutefois, l’agence iranienne Fars précise que plus d’une dizaine de membres du staff médical et technique, dont le président de la Fédération de football iranienne Mehdi Taj, se voient refuser l’accès.
« Le sport transcende les frontières, et nous attendons avec impatience l’arrivée des joueurs et des supporters », a déclaré le porte‑parole du Département d’État dans un communiqué de presse.
Camp de base déplacé au Mexique
Face aux aléas liés aux visas, la Team Melli a abandonné son programme prévu à Tucson (Arizona) pour installer son camp à Tijuana, au Mexique, où les autorités ont accordé les titres de voyage cette semaine.
Après une phase de préparation en Turquie, les Iraniens embarqueront samedi pour l’Espagne, puis traverseront l’Atlantique afin d’arriver au Mexique dimanche, avant de prendre le départ de Los Angeles le 15 juin contre la Nouvelle‑Zélande.
Tensions militaires au détroit d’Ormuz
Quelques heures après l’annonce des visas, les États‑Unis ont mené une nouvelle frappe contre l’Iran, invoquant un cessez‑le‑feu censé être en vigueur depuis le 8 avril. Le Commandement central (Centcom) a indiqué avoir tiré sur quatre drones dirigés vers le détroit d’Ormuz, les qualifiant de menace immédiate pour le trafic maritime.
Simultanément, des radars côtiers à Goruk et sur l’île de Qeshm ont été neutralisés, rappelant une attaque similaire frappée mardi dernier. L’Iran a revendiqué avoir lancé des missiles d’avertissement contre deux navires américains en mer d’Oman, information que Washington a rapidement démentie.
Alors que la Team Melli s’apprête à jouer son premier match sur le sol américain, les développements au-dessus du Golfe illustrent la dualité entre l’enjeu sportif mondial et les frictions géopolitiques persistantes.