Après 24 ans d’absence, la Turquie est officiellement qualifiée pour la Coupe du monde 2026, marquant son retour depuis les exploits de 2002.
Parcours des barrages
En phase finale de qualification, les Turcs ont terminé deuxièmes derrière l’Espagne, résistant à un 2‑2 à l’extérieur après un revers 0‑6 à domicile. Les demi‑finales de barrage les ont vus l’emporter 1‑0 contre la Roumanie, puis confirmer le ticket mondial avec une victoire 1‑0 sur le Kosovo.
Effectif provisionnel
| Position | Joueur | Club |
|---|---|---|
| Gardien | Altay Bayındır | Manchester United |
| Mert Günok | Fenerbahçe | |
| Uğurcan Çakır | Galatasaray | |
| Défenseur | Abdülerim Bardakcı | Galatasaray |
| Merih Demiral | Al‑Ahli | |
| Çağlar Söyünçü | Fenerbahçe | |
| Eren Elmalı | Galatasaray | |
| Ferdi Kadıoglu | Brighton | |
| Mert Müldür | Fenerbahçe | |
| Ozan Kabâk | Hoffenheim | |
| Samet Akaydın | Caykur Rizespor | |
| Zeki Çelik | AS Roma | |
| Milieu | Hakan Çalhanoğlu | Inter Milan |
| Ismaïl Yüksek | Fenerbahçe | |
| Kaan Ayhan | Galatasaray | |
| Orkun Kökçü | Beşiktaş | |
| Salih Özcan | Borussia Dortmund | |
| Attaquant | Arda Güler | Real Madrid |
| Barış Alper Yılmaz | Galatasaray | |
| Can Uzun | Eintracht Francfort | |
| Deniz Gül | FC Porto | |
| Irfan Can Kahveci | Kasımpaşa | |
| Kenan Yıldız | Juventus | |
| Oğuz Aydın | Fenerbahçe | |
| Yunus Akgün | Galatasaray |
Points forts tactiques
Le milieu de terrain, orchestré par le capitaine Hakan Çalhanoğlu relégué au rôle de numéro 6, se veut le centre névralgique. À ses côtés, Ismaïl Yüksek, surnommé « la Pieuvre », assure la récupération, tandis qu’Orkun Kökçü apporte des impulsions offensives. Les ailes bénéficient de la créativité d’Arda Güler et de la puissance de Kenan Yıldız, offrant à Montella plusieurs schémas de transition rapide.
Fragilités observées
L’absence d’une référence centrale en attaque laisse le groupe sans véritable numéro 9, contraint de recourir à des arrières comme Kerem Aktürkoğlu ou Barış Alper Yılmaz, plus à l’aise sur les flancs. En défense, la mobilité offensive de Ferdi Kadıoglu, issu d’une saison solide en Premier League, ne compense pas son manque de solidité contre des attaquants de haut niveau. Le gardien Uğurcan Çakır, pourtant remis à flot depuis l’Euro 2016, constitue le seul rempart fiable.
Arda Güler, pivot décisif
À 21 ans, le prodige du Real Madrid occupe la fonction de regista, dictant le tempo et ouvrant les espaces pour les latéraux. Ses performances, qualifiées de « facteur X » par les analystes, sont attendues pour pallier l’insuffisance d’un avant-centre traditionnel et conduire la Turquie dans les phases éliminatoires.
Calendrier du groupe D
- Australie – Turquie, 14 juin, 06 h (Vancouver)
- Turquie – Paraguay, 20 juin, 05 h (San Francisco)
- Turquie – États‑Unis, 26 juin, 04 h (Los Angeles)
Pronostic de la rédaction
Dans un groupe où la première place ouvre l’accès direct aux huitièmes de finale, la Turquie peut viser la qualification, mais doit neutraliser ses lacunes défensives et convertir la créativité de ses jeunes ailiers en buts concrets. Une progression jusqu’aux quarts de finale semble réaliste, tandis qu’un quart de finale contre l’Espagne resterait un défi majeur.
Le potentiel de Montella pourrait bien redessiner le paysage du football turc, à condition que la ligne arrière se solidifie rapidement.