La Fédération colombienne de football a officiellement dénoncé vendredi le harcèlement ciblant les joueurs qui s’apprêtent à représenter la Colombie à la Coupe du monde 2026, suite aux réactions accusant l’équipe d’un manque de respect envers le président Gustavo Petro lors d’une remise de drapeau.
Controverse autour de la cérémonie officielle
Le 11 juin 2026, lors d’une cérémonie où le drapeau national a été remis aux joueurs avant le tournoi nord‑américain, plusieurs membres de la sélection ont salué le président de façon brève, geste interprété par une partie des internautes comme un affront. Cette perception a été amplifiée par le contexte électoral : la campagne pour le second tour de la présidentielle, prévu le 21 juin, bat son plein.
Le même jour, la plus jeune fille de Gustavo Petro a sollicité une photo avec le capitaine James Rodriguez, demande que le joueur aurait semblée ignorer, alimentant davantage la polémique.
Enjeux politiques et symboliques
Le second tour opposera le sénateur Iván Cepeda, allié de Petro, à Abelardo de la Espriella, figure de droite soutenue par un conseiller juridique ayant également défendu des paramilitaires liés au narcotrafic. De la Espriella a fait campagne en arborant le maillot jaune de la sélection, une pratique récemment interdite par la justice qui l’a privé d’utiliser le vêtement comme symbole politique.
Petro, premier président de gauche du pays, portait lui‑même le maillot national lors de la remise, intensifiant le débat sur la neutralité des symboles sportifs en période électorale.
Réaction de la Fédération et prochains engagements
Dans un communiqué, la Fédération a réaffirmé son rejet de « toute manifestation d’agression, de harcèlement ou de disqualification dirigée contre les joueurs, leurs familles ou les membres de la délégation nationale ». Elle a appelé à la retenue, soulignant la nécessité de séparer sport et politique.
- Après la cérémonie, l’équipe s’est rendue aux États‑Unis pour un match amical contre la Jordanie.
- Leur premier affrontement officiel en Coupe du monde est prévu le 17 juin contre l’Ouzbékistan.
L’incident montre que, même avant le coup d’envoi, la pression médiatique et les enjeux électoraux peuvent transformer un simple salut en sujet de débat national.