Fernando Alonso a déclaré que les monoplaces de la saison 2026 constituent « la pire génération qu’il ait jamais pilotée à Monaco », après les deux premières séances libres du Grand Prix monégasque.
Comportement des voitures 2026 sur le circuit de Monaco
Lors de leur première apparition sur le tracé urbain, les F1 2026 ont surpri les observateurs par une agilité accrue, notamment dans les virages étroits, mais aussi par une nervosité manifeste lors des franchissements de courtes lignes droites. La configuration de la Principauté autorise une récupération d’énergie élevée, ce qui a incité les organisateurs à imposer des limites de vitesse de pointe afin d’éviter des déséquilibres de puissance.
Les réserves d’Alonso sur le système hybride
Interrogé sur l’adéquation de ces voitures avec le circuit, le double champion a souligné que la méthode de recharge – freinage moteur, relâchement de l’accélérateur et régénération – crée des irrégularités dans le freinage. « Si la batterie est pleine, le moteur ne récupère plus d’énergie et la décélération devient purement mécanique, ce qui donne l’impression d’être poussé », a-t-il expliqué.
Alonso estime que ces fluctuations nuisent à la stabilité en virage et que la réglementation actuelle force les pilotes à composer avec un couple variable, rendant le pilotage moins prévisible que sous les anciennes générations.
Contexte hybride depuis 2014
Les Formules 1 utilisent des groupes motopropulseurs hybrides depuis la saison 2014, avec un système de récupération d’énergie cinétique (ERS) qui complète le moteur à combustion. Avant cela, le KERS – dispositif optionnel introduit en 2009 – permettait déjà de récupérer l’énergie du freinage, mais à moindre échelle. Le débat d’Alonso rappelle que la transition vers des propulsions électriques complètes reste un sujet sensible parmi les pilotes de longue date.

Le point de vue du double champion souligne l’enjeu technique que représente la gestion du couple hybride sur un circuit où chaque milliseconde compte.