Espagne 1‑1 Irak : un amical à 22 changements qui a laissé la Roja sans le moindre enseignement tactique, mais dont la seule vraie étincelle a été le but de Ferran Torres.
Le tableau d’ensemble du match
Face à la Côte d’Ivoire, la France a perdu 1‑2 ; l’Espagne, quant à elle, a concédé un surprenant 1‑1 contre l’Irak, futur adversaire des Bleus à La Corogne. Le match, qualifié de « gaspacho sans tomate ni concombre » par la presse espagnole, s’est déroulé sous un décor musical : la cornemuse a emporté les titres des médias, éclipsant les analyses de jeu.
Ferran Torres, unique pointeur
Parmi les 22 joueurs alignés, seul Ferran Torres a trouvé le filet, portant le compteur des buteurs espagnols à 16. Son but représente la seule lueur offensive dans une rencontre qui s’est avérée net : ni la possession, ni les tirs n’ont offert d’indications claires aux observateurs.
Le malaise de la cage : Joan García
Le gardien Joan García a vu son erreur se concrétiser sur un centre‑tir de Merchas Doski (27e) – épisode qui a alimenté les débats dans les bistrots. Marca, tout en moquant la confusion de García (« parti chercher du pain »), a toutefois conclu que l’incident donnait un avantage à Unai Simón, qui devrait donc occuper le poste de titulaire pour la Coupe du monde.
Les choix contestés de Luis de la Fuente
Le sélectionneur a introduit deux réservistes en départ, Jon Martin et Marc Bernal, malgré les critiques de Marca qui soulignaient la présence de joueurs non sélectionnés pour la Coupe du monde. Parmi les néophytes, on retrouve Leo Román, Javi Rodríguez, Beñat Turrientes, Jesús Rodríguez, Javi Guerra, Sergio Gómez et Gonzalo García, tous sanctionnés d’une récompense après leurs minutes.
En même temps, de la Fuente a laissé de côté des piliers habituels – Pedri, Rodri, Cucurella et Oyarzabal – tout en devant composer avec des absents blessés (Lamine Yamal, Nico Williams, Víctor Muñoz) et trois nouveaux venus de la Ligue des champions (David Raya, Martin Zubimendi, Fabián Ruiz).
Réaction des médias espagnols
Marca a décrit la performance comme une « solution temporaire » destinée à ménager les joueurs après une saison exigeante, insistant sur le fait que l’Espagne ne voulait pas créer de déséquilibres avant de traverser l’Atlantique. Mundo Deportivo, quant à lui, a jugé le spectacle « décaféiné », soulignant l’absence d’enjeux réels.
En définitive, l’amical a servi davantage de test d’endurance que de laboratoire tactique, laissant la Roja à la recherche de repères avant le défi mondial.