Coupe du monde 2026 : les Bleus favoris, défaite en amont, premier match contre le Sénégal

Coupe du monde 2026: favoris de la compétition, défaite en préparation, débuts contre le Sénégal… "Comme une odeur de 2002" pour les Bleus?
Coupe du monde 2026: favoris de la compétition, défaite en préparation, débuts contre le Sénégal… "Comme une odeur de 2002" pour les Bleus?

Didier Deschamps a clairement dénoncé l’engouement prématuré autour des Bleus, les qualifiant déjà de « trop beaux » avant même le premier match du Mondial 2026.

Un favoritisme qui inquiète le sélectionneur

Après les succès de la France contre le Brésil (2-1) et la Colombie (3-1) en mars, les adversaires la placent en tête des prévisions. Deschamps, conscient du poids de ces attentes, rappelle que la profondeur de l’effectif ne doit pas masquer le danger d’une confiance excessive.

Le spectre de 2002 plane toujours

En 2002, les champions en titre s’étaient heurtés à une défaite 1-2 face à la Belgique, brisant trois ans d’invincibilité à domicile. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire reproduit exactement le même score (1-2) à Nantes, rappelant brutalement l’erreur de sous‑estimation qui avait conduit les Bleus à l’élimination précoce en Corée du Sud.

Les parallèles se renforcent : alors que Zidane manquait le match contre la Belgique pour raisons familiales, la France 2026 doit composer avec l’absence d’Hugo Ekitike, victime d’une rupture du tendon d’Achille en Ligue des champions.

Une frappe capable de décimer les défenses

Le PSG, champion de la Ligue des champions, alimente la sélection de cinq internationaux : le ballon d’or Ousmane Dembélé, Kylian Mbappé champion buteur de Liga, Michael Olise issu d’une saison exceptionnelle au Bayern, Rayan Cherki étincelant à Manchester City, et d’autres talents prêts à intervenir. En 2002, l’équivalent était Thierry Henry (Arsenal), David Trezeguet (Juventus) et Djibril Cissé (Auxerre).

Zidane, alors maître de la Ligue des champions avec le Real Madrid, incarnait aussi la menace offensive, avant qu’un forfait pour blessure au genou ne le prive du Mondial. Aujourd’hui, la blessure d’Ekitike signifie que l’encadrement français doit réorganiser son front d’attaque.

Départ difficile contre le Sénégal, proche du passé

Le tirage oppose la France à nouveau au Sénégal, même adversaire que le premier match de 2002. Cette fois‑ci, les Bleus visent à éviter la surprise de la défaite 1-0 qui avait coûté leur qualification en 2002, après l’absence de Zidane et une défaite 2-0 contre le Danemark.

Format élargi et mutation du poste de sélectionneur

Le Mondial 2026 accueillera 48 équipes, introduira les huitièmes de finale et offrira davantage de créneaux de qualification. Cette évolution impose une lecture prudente des phases de groupe, loin de l’arrogance affichée par Roger Lemerre en 2002 (« Qu’est‑ce que je risque ? »).

Deschamps, à son quinzième mandat, a annoncé qu’il quittera ses fonctions après le tournoi, alors que Lemerre, nommé en 1998, avait vu son contrat prolongé jusqu’en 2004 avant de partir suite à l’échec coréen. La stabilité de Deschamps contraste avec les tensions de la précédente génération.

En résumé, la France entre dans le tournoi avec un effectif prodigieux, mais le spectre de 2002, combiné à un format plus vaste et à la fin imminente d’une ère de sélection, risque de transformer le statut de grand favori en un test de résilience absolue.