Le premier match de la Coupe du monde 2026, le 11 juin, pourra coûter jusqu’à 4 300 $ à un supporter américain, incluant billet, parking et déplacements.
Un engouement limité pour le soccer
Aux États-Unis, le « soccer » reste marginal : les jeunes le pratiquent souvent sur des terrains de football américain où l’on a simplement ajouté des buts, et les médias le qualifient d’activité secondaire face au basket ou au hockey.
Chuck, adepte de hockey, résume le sentiment dominant : « le foot est trop lent, les joueurs se roulent au sol, je ne peux pas le regarder ». Cette perception se retrouve dans les discussions autour des écrans géants des sports‑bars, où l’on ne comprend même pas l’effervescence lorsqu’Arsenal rate un tir.
Des billets aux prix « criminels »
Un fan d’origine espagnole, Jaime, a dépensé 1 300 $ pour un quart de finale et 2 700 $ pour une demi‑finale, affirmant que la Coupe du monde est la seule occasion de voyager sans traverser l’Atlantique.
Le même observateur dénonce les pratiques de revente : « la FIFA génère des profits grâce à la revente, les fans en pâtissent, c’est une compétition réservée à ceux qui peuvent se le permettre ». Des places à Toronto ont même été affichées à plus de 20 000 $.
Coûts annexes qui excluent les supporters
Se garer près du stade de Miami le jour d’un match coûte entre 175 $ et 250 $, une somme qui, ajoutée au prix du billet, pousse certains à abandonner toute recherche de places.
Les tickets les moins chers pour des rencontres comme Arabie Saoudite‑Uruguay dépassent les 250 $, ce qui conduit de nombreux Américains à suivre les matchs depuis leur salon ou un bar local.
Initiatives ponctuelles et retours mitigés
Un promoteur immobilier a proposé « un appartement acheté, deux billets offerts », mais aucune donnée ne confirme l’impact de l’offre sur les ventes.
Malgré ces obstacles, la présence de Messi à Miami a accru la visibilité du sport, la ville devenant potentiellement le principal hub du soccer aux États‑Unis grâce à une forte communauté d’expatriés européens et sud‑américains.


À moins que les prix ne soient révisés, la perspective d’un stade à moitié vide risque de se confirmer, et la Coupe du monde restera un spectacle partagé davantage entre expatriés et quelques passionnés locaux.