Guillermo Ochoa s’apprête à inscrire son nom dans le cercle très fermé des joueurs ayant disputé six Coupes du monde, aux côtés de Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, alors que le Mexique s’apprête à accueillir le tournoi le 11 juin 2026.
Un effectif construit autour d’expérience et de jeunesse
Javier Aguirre a dévoilé une liste de 26 joueurs où douze figures ont été retenues au Qatar, assurant ainsi une base solide pour affronter la pression internationale. En parallèle, de jeunes talents comme Gilberto Mora (17 ans, Tijuana), Armando « La Hormiga » González et Obed Vargas ont été intégrés, signalant une transition planifiée vers la prochaine génération.
Le gardien légendaire Ochoa, les défenseurs expérimentés Israel Reyes et César Montes, ainsi que les milieux de terrain Raul Rangel (26 ans) offrent un socle de stabilité, tandis que Luis Chávez apporte un jeu de coups de pied arrêtés redoutable, rappelant son doublé contre l’Arabie Saoudite en 2022.
Les prétendants relégués : German Berterame, Marcel Ruiz et autres
German Berterame, avant‑centre d’Inter Miami, a inscrit sept buts et délivré trois passes décisives en 15 matchs MLS, performance comparable à celle de Lionel Messi, mais a été omis au profit de Guillermo Martínez, dernier attaquant sélectionné.
Marcel Ruiz, milieu de Toluca ayant repoussé son opération du genou pour viser le tournoi, a mené son club au titre de la Coupe des champions CONCACAF 2026, pourtant son état physique a conduit Aguirre à le laisser de côté après concertation avec le staff médical.
Ces exclusions soulignent la sévérité du processus de sélection : aucun des deux joueurs n’a été éliminé pour manque de visibilité, mais parce que le sélectionneur a privilégié la polyvalence et la forme physique immédiate.
Les figures rehaussées : Santiago Giménez, Luis Chávez et la dynamique de l’attique
Santiago Giménez, avant‑centre de l’AC Milan, entre dans la liste malgré une saison 2025/2026 « trompeuse » marquée par des blessures et un mois‑sans‑but de neuf mois ; son dernier but en date date du 23 septembre 2025 contre Lecce.
Confiance affichée par Aguirre : « Tous les joueurs ne sont pas au même niveau physique, mais nous avons encore quelques jours pour les mettre à niveau », a déclaré le technicien, soulignant l’objectif de peaufiner la condition athlétique avant le coup d’envoi.
Luis Chávez, milieu polyvalent, a confirmé son importance lors du match contre l’Australie, offrant des centres précis et une menace constante sur coups de pied arrêtés, justifiant ainsi sa présence dans le groupe malgré les critiques sur sa condition physique.
Failles défensives et solutions d’urgence
Avec seulement six défenseurs sélectionnés – Israel Reyes, Jorge Sánchez, César Montes, Johan Vásquez, Jesús Gallardo et Luis Chávez – la profondeur du secteur reste limitée, exposant une vulnérabilité en cas de blessure.
Des options comme le milieu Alvarez (capable de jouer en défense), Luis Romó (polyvalence) ou Erik Lira (repli défensif) sont envisagées comme solutions temporaires, bien que leur utilisation imposerait un système à trois défenseurs.
Johan Vásquez, défenseur central gaucher évoluant en Europe, constitue le pilier incontournable de la ligne arrière ; son absence de forme pourrait ainsi fragiliser l’ensemble de la défense.
En définitive, la sélection d’Aguirre mise sur une alliance d’expérience consolidée et de jeunes promesses, tout en laissant entrevoir des points de tension qui pourraient déterminer la trajectoire du Mexique durant la Coupe du monde 2026.