Logement impossible à Roland-Garros : deux joueuses avouent manquer d’argent

"Je n'ai pas assez argent" : À Roland-Garros, trouver un logement n'a pas été évident pour ces deux joueuses
"Je n'ai pas assez argent" : À Roland-Garros, trouver un logement n'a pas été évident pour ces deux joueuses

Diane Parry et Maja Chwalinska, deux outsiders du classement mondial, se retrouvent en huitièmes de finale de Roland‑Garros tout en gérant d’importants soucis d’hébergement.

Un déménagement de dernière minute pour Diane Parry

Classée 92e, la Française a dû réorganiser son séjour après que son entraîneur, Julie Coin, a confirmé que la réservation initiale ne couvrait que la première semaine du tournoi. L’hébergement prévu via Airbnb a expiré le dimanche soir, alors que Parry n’était pas chez ses parents.

Contrairement aux prévisions, elle a abandonné les hôtels surbookés pour regagner le domicile familial, situé à seulement quelques hectomètres du court Philippe‑Chatrier. Ce retour aux sources élimine le « binz » logistique et permet à la joueuse de se concentrer sur son match.

La précarité financière de Maja Chwalinska

Issue des qualifications ouvertes le 18 mai, la Polonaise classée 114e a traversé trois éliminatoires majeurs – Zheng Qinwen, Elise Mertens et Maria Sakkari – pour atteindre les huitièmes. Sur le court, elle a déclaré, avec un brin d’humour, qu’elle espérait « des chambres gratuites » faute de ressources suffisantes.

Le prize‑money de la 8ᵉ place, estimé à environ 285 000 €, ne sera versé qu’à la fin du tournoi, obligeant les athlètes à avancer les frais d’hôtel pour elles et leurs équipes. Face à cette contrainte, le sponsor énergétique Oshee, déjà présent aux côtés d’Iga Świątek, a offert de couvrir les coûts d’hébergement, tandis que le club BKT Advantage Bielsko‑Biała a apporté un soutien logistique supplémentaire.

Enjeux économiques du passage en huitièmes

Au-delà du prestige d’un match de Grand Chelem, la progression en huitièmes garantit une dotation qui peut couvrir les dépenses engagées pendant les deux premières semaines. Pour les joueurs classés hors du top‑100, chaque nuit supplémentaire représente un risque budgétaire important.

Les solutions de dernière minute – retour parental pour Parry, prise en charge par un sponsor pour Chwalinska – illustrent la fragilité financière qui accompagne parfois les performances sportives inattendues.

Alors que le duel s’annonce technique, la capacité à gérer les contraintes hors‑court pourrait bien influencer l’issue du premier affrontement de la deuxième moitié du tournoi.