Ai Ogura frôle le podium du GP d’Italie au Mugello, battu de 0 » 034 par Pecco Bagnaia
À l’issue du dernier tour, le pilote japonais de Trackhouse s’est heurté à la trajectoire de Bagnaia, laissant la place au vainqueur italien à moins de quatre centièmes de seconde.
Sprint décisif et dépassement sur Pedro Acosta
Qualifié 13ᵉ, Ogura a gagné trois places au départ et a terminé le sprint en huitième. Il a expliqué ne pas être satisfait du gain marginal, soulignant son manque de vitesse pure.
Un dépassement soigneux sur Acosta a été réalisé à la seconde opportunité, évitant ainsi tout contact.
Course longue : une montée fulgurante depuis la septième place
Après un départ exceptionnel qui l’a propulsé de la 13ᵉ à la septième position, Ogura a maintenu cette place pendant plus de la moitié de la distance, loin du combat mené par Márquez, Acosta et Aldeguer.
En sept tours, il a doublé chacun d’eux, usant d’une attaque agressive sur Marc Márquez avant de dépasser Acosta, bien que ce dernier dépassement ait été reconnu comme “pas très propre”.
En quatrième, il était à deux secondes de Pecco Bagnaia avec quatre tours restants. Bagnaia a confirmé que le Japonais le suivait de près, anticipant une reprise.
Le dernier virage a vu Ogura tenter le surpassement, mais Bagnaia a repris la trajectoire, conservant son avance de 0 » 034.
Stratégie de gestion des pneus : préserver pour la fin
Ogura a attribué ses performances aux choix d’utilisation du caoutchouc : les trois premiers ont exploité leurs pneus dès le départ, créant un écart qu’il n’a pas pu suivre, tandis que lui a conservé l’adhérence pour les derniers tours.
« Ils ont creusé l’écart tôt, j’ai gardé le pneu pour la fin », a déclaré le pilote, indiquant ainsi la raison de son style de course caractéristique.
Le maître des derniers tours
L’ensemble du week‑end confirme le synopsis récurrent d’Ai Ogura : discret en début de manche, il exploite la fin de race pour décrocher des positions majeures, comme à Le Mans et presque à Barcelone.
Il admet ne pas savoir exactement pourquoi il excelle dans les derniers instants, mais souligne que la préservation du pneu et la capacité à gérer l’énergie derrière les leaders sont les clés de son ascension.

« Finir juste derrière Pecco n’était pas satisfaisant, j’ai donc tout tenté », a conclu Ogura, laissant présager d’autres duels serrés dans les virages finaux des futurs Grands Prix.