Mercedes F1 travaille à surmonter sa faiblesse au départ : les solutions dévoilées

Comment Mercedes a travaillé pour corriger sa faiblesse au départ
Comment Mercedes a travaillé pour corriger sa faiblesse au départ

Mercedes a enfin injecté une mise à jour logicielle et un nouveau design de palette d’embrayage sur le pilote Kimi Antonelli afin de corriger les départs faibles qui avaient coûté plusieurs places dès le feu vert.

Des lacunes répétées dès le départ

Malgré des pole positions régulières, la W17 s’est souvent retrouvée à la traîne dans les premiers dix secondes, notamment pour Antonelli qui a cédé jusqu’à trois rangs dès l’allumage du moteur. Les essais de Bahreïn avaient déjà révélé une irrégularité : certains lancers d’embrayage étaient quasi parfaits, d’autres pénalisés par un couple insuffisant.

Outre la taille du turbo, le facteur déterminant provenait du réglage des rapports de transmission. McLaren, qui partage le même bloc moteur mais opte pour des rapports plus courts, affichait des départs plus dynamiques sur les mêmes circuits.

Intervention sur le logiciel et l’ergonomie

Le département de propulsion a retravaillé l’algorithme de contrôle du couple, en calibrant le niveau d’adhérence attendu à chaque grille. Simultanément, Antonelli a co‑développé une version légèrement modifiée du logement de la palette d’embrayage, décalant les points de prise des doigts pour offrir un relâchement plus homogène.

Ce n’est pas une refonte complète de la forme ; le cadre reste celui utilisé depuis plusieurs saisons, mais les micro‑ajustements de position procurent une sensation de précision accrue lors du lâcher.

  • Logiciel : adaptation du torq‑map en fonction du graissage et de la température des pneus.
  • Palette : insertion de repères tactiles légèrement déplacés, amélioration du feedback proprioceptif.
  • Transmission : maintien des rapports standards, mais optimisation du temps de réponse électro‑hydraulique.

Premiers retours en compétition

Le sprint du Grand Prix du Canada a offert le premier aperçu des bénéfices : George Russell a enregistré un départ « canon », tandis qu’Antonelli, grâce à la nouvelle palette, s’est montré plus stable, ne perdant qu’une place au lieu de plusieurs. Les conditions mouillées du sprint ont limité l’analyse détaillée, mais le sentiment général du pilote était positif.

En course, trois départs successifs ont confirmé une meilleure maîtrise du relâchement, même si la bruine a maintenu une marge d’erreur. Les prochains essais libres permettront d’ajuster les paramètres logiciels en fonction des retours du cockpit.

Départ d’une Formule 1 avec les voitures de tête en lutte

Si la nouvelle palette d’embrayage et le patch logiciel résolvent l’instabilité, Mercedes pourra enfin convertir ses qualifications dominantes en positions de tête dès le départ.