Finale NBA : Jalen Brunson, du petit prince des Knicks au trône de New York

Finale NBA: Jalen Brunson, petit prince des Knicks devenu roi de New York
Finale NBA: Jalen Brunson, petit prince des Knicks devenu roi de New York

Jalen Brunson s’apprête à piloter les New York Knicks dès mercredi dans la finale NBA, prenant la relève des légendes qui ont marqué la franchise.

Le pari d’un retour historique

Après une saison 2023‑2024 où il a inscrit en moyenne 32,4 points, Brunson a mené les Knicks à la remontée la plus rapide depuis 27 ans, renouant avec la finale de conférence que la franchise n’avait pas atteinte depuis 1973. Son titre de joueur le plus décisif en 2025 vient renforcer ce virage.

Cette progression se matérialise après la perte en finale de conférence contre les Indiana Pacers la saison précédente, une déconvenue qui avait ravivé les doutes chez les supporters new‑yorquais.

Des racines familiales ancrées à Manhattan

Né en partie dans le New Jersey, Brunson a grandi à proximité du Madison Square Garden, son père, Rick Brunson, évoluant alors avec les San Antonio Spurs qui s’étaient imposés en finale contre les Knicks en 1999.

L’engagement de son père comme assistant technique au sein de la même organisation a d’abord suscité des accusations de népotisme, décision opérée par le directeur Leon Rose, ancien agent du père de Brunson.

Quatre ans plus tard, le duo père‑fils est perçu comme un socle stable, le fils arborant le visage impassible de la franchise.

Une carrière bâtie sur la persévérance

Champions universitaire, les Knicks le sélectionnent à la 33e place du draft 2018, loin des projecteurs d’une star. Petit à 1,88 m, il se distingue par une constance accrue, se déclarant « un battant » lors de ses premières années.

Sa montée en puissance se traduit par un double rôle de maître‑joueur et de machine à marquer, garantissant la qualification de l’équipe en finale alors que le dernier titre remontait à 53 ans en arrière.

Le soutien des icônes new‑yorquaises

Dans les gradins du MSG, Brunson croise régulièrement des personnalités telles que Spike Lee, Ben Stiller ou Timothée Chalamet, tout en affirmant son aversion pour les projecteurs et son désir d’une vie simple.

Il décrit l’ambiance du Madison Square Garden comme « indescriptible », soulignant qu’aucun autre site ne rivalise pour le basket ou les performances en général, selon une interview accordée à Yahoo Sports.

Hommage intergénérationnel et reconnaissance

Le New Yorker a dédié sa Une à Brunson, le plaçant en grand format derrière les miniatures de légendes comme Walt Frazier et Patrick Ewing, signant son entrée dans le panthéon des Knicks.

Remis le trophée collectif et le MVP de la série par Frazier et Ewing, le meneur a reçu les éloges d’un Frazier âgé de 81 ans, qui voit en lui le prolongement d’une tradition centenaire.

Alors que les Knicks s’apprêtent à défendre le titre contre les San Antonio Spurs à nouveau, la trajectoire de Brunson illustre comment un joueur « battant » peut redéfinir l’identité d’une franchise et inscrire son nom parmi les figures indélébiles de New York.