McLaren retire le nouvel aileron avant lors du sprint du Grand Prix du Canada
Lando Norris et Oscar Piastri ont tous deux choisi de revenir à la version antérieure du front wing, scellant ainsi le rejet du nouveau composant introduit dans la seconde phase d’évolution de la MCL40.
Contraintes du test en sprint et retours des pilotes
La session d’essais libres, réduite à une heure sur un circuit encore « vert », a limité les comparaisons fiables ; l’adhérence a fluctué au fil des minutes.
Norris a parcouru la totalité des tours libres (EL1) avec l’aile neuve, tandis que Piastri a d’abord exploité la configuration précédente avant de basculer sur le nouveau modèle, ce qui a compliqué l’évaluation croisée.
Les deux pilotes ont déclaré un manque de confiance ressentie dès les premiers virages, évoquant l’importance cruciale du freinage et de la stabilité latérale sur le tracé rapide de Gilles‑Villeneuve.
Andrea Stella, directeur de l’écurie, a rappelé que les écarts aérodynamiques observés en piste ne correspondaient pas aux prévisions du simulateur, justifiant ainsi la décision de suspendre l’usage du dispositif pour les qualifications sprint.
Enjeux futurs et possible réintroduction à Monaco
Malgré l’abandon temporaire, McLaren envisage de retester le front wing à Monaco, où les exigences de virage et de freinage diffèrent fortement de Montréal.
Le plan consiste à exploiter les données déjà recueillies, à affiner les réglages et à réaliser des simulations complémentaires avant de valider l’intégration du composant sur la grille de départ.
« Nous vérifierons son comportement lors des prochains essais et déciderons de son adoption en course », a affirmé Norris après le Grand Prix, soulignant que l’atteinte d’une configuration fiable demeure la priorité.

