Parti septième sur la grille du Mugello, Fabio Di Giannantonio a décroché la troisième place au sprint, transformant une séance de qualifications ratée en un podium inattendu.
Premières sessions dominées, puis revers en qualification
Les essais libres ont vu l’Italien de Ducati afficher la meilleure chronologie à trois reprises, même si des nausées persistantes et une gêne au petit doigt gauche suite à sa chute de Barcelone limitaient son aisance.
Le samedi matin, l’amélioration physique annoncée n’a pas suffi : en Q2, Di Giannantonio a peiné à sortir du trafic, ne réalisant qu’un tour moyen qui l’a relégué à la septième rangée, loin de ses performances habituelles en tête du peloton.
Face aux journalistes de Motorsport.com, il a reconnu son insatisfaction, soulignant à la fois le manque de temps en circuit et un positionnement défavorable au milieu des coureurs.
Départ décisif et montée en puissance
Le sprint a offert à Di Giannantonio la possibilité de corriger son déficit : un départ net, assisté par un dispositif expérimental de Ducati destiné à compenser la limitation du doigt, lui a permis de sortir sixième dès le premier virage.
Exploité le virage 6, il a doublé Marco Bezzecchi puis Marc Márquez dans les courbes suivantes, s’imposant ainsi parmi les leaders dès le tour initial.
« C’est satisfaisant de repartir d’un point bas et de prouver notre capacité à remonter », a-t-il déclaré, insistant sur le caractère « agressif » nécessaire pour combler le déficit des qualifications.
Stratégie de pneumatiques et analyses Ducati
Raúl Fernández et Jorge Martín ont fait le pari du médium à l’arrière, restant les seuls à le choisir et obtenant un avantage notable, selon les observations de Di Giannantonio.
Ducati a quant à elle maintenu son orientation vers le pneu tendre, jugeant les données en cours d’analyse insuffisantes pour envisager le médium, malgré les performances des concurrents.
« Nous devons continuellement étudier les images, les temps et les écarts pour déterminer si le médium aurait pu être une option viable pour la course », a précisé le pilote.
Réactions post‑course et perspectives
En conclusion de la séance, Di Giannantonio a exprimé une préférence pour la qualité de la course réalisée, estimant le podium comme une récompense plus gratifiante que la simple victoire.
Il a rappelé son ambition de viser la victoire au Mugello dimanche, tout en reconnaissant la frustration d’être le plus rapide en séance libre mais de ne pas pouvoir le répliquer en qualifications.
Le pilote a également mentionné l’imprévisibilité actuelle des départs, comparant les fluctuations à une « montagne russe », et a souligné la nécessité d’un départ plus constant pour les futurs affrontements.
Images du week‑end



Le sprint illustre la capacité de Di Giannantonio à rebondir, mais la vraie pression reviendra dimanche, où chaque départ pourra déterminer le cours de la course.
