Les San Antonio Spurs, menés par Victor Wembanyama, ont renversé le Thunder 111‑103 en match‑7 décisif, s’assurant ainsi la place en finale NBA contre les New York Knicks.
Un match‑7 qui bouleverse la conférence Ouest
Sur le parquet du champion en titre, Oklahoma City, le suspense s’est installé dès le premier quart‑temps, les Spurs ouvrant le score à 18‑8 avant que le Thunder ne rattrape avec l’exploit de Shai Gilgeous‑Alexander (35 points, 9 passes).
Malgré un élan tactile de Gilgeous‑Alexander dans le deuxième quart, les visiteurs ont conservé un léger avantage, terminant la mi‑temps avec un retrait de trois points (56‑53).
Le dernier quart a vu le Thunder réduire l’écart à deux points, mais une faute critique à 7 min 50 s a placé Wembanyama au bord de l’expulsion, forçant la défense à se resserrer autour de Luke Kornet, dont le bloc décisif sur Isaiah Hartenstein a scellé le succès.
Victor Wembanyama, MVP inconditionnel de la série
À 22 ans, le pivot français s’est imposé avec 22 points, 7 rebonds et une intensité qui a culminé en larmes au coup de sifflet final, symbolisant le tournant de sa jeune carrière.
« Gagner le trophée Larry O’Brien, c’est le rêve de mon enfance ; saisir cette chance, c’est peut‑être la chance d’une vie », a déclaré Wembanyama, officiellement désigné MVP de la série.
Sa présence dans la peinture a également inclus un dunk au‑dessus de Chet Holmgren, rappelant la capacité du jeune Français à créer des actions spectaculaires même sous pression.
Jeunes talents et dynamique de groupe
Outre Wembanyama, la relève spurs s’est révélée cruciale : Stephon Castle a ajouté 16 points, tandis que Dylan Harper a inscrit 12 points, illustrant la stratégie de construction autour de joueurs à fort potentiel.
Après une saison précédente où San Antonio occupait la treizième place de la Conférence Ouest, l’équipe a grimpé à la deuxième place du classement général, derrière le Thunder, démontrant une progression fulgurante.
L’absence de Jalen Williams et Ajay Mitchell, blessés, a limité les réponses offensives du Thunder, laissant SGA seul à porter la charge, ce qui a facilité les contre‑attaques spurs (19 points encaissés, 7 marqués).
Vers la finale NBA, défi contre les Knicks
Les Spurs affronteront les New York Knicks, qui n’atteignent pas ce stade depuis 1999, dans une série au meilleur des sept matches où ils bénéficieront du facteur terrain.
Si les Spurs renouent avec la gloire de 2014, ils viseront également le premier titre de l’ère Gregg Popovich, qui n’a jusqu’ici récolté que quatre championnats.
Quatre jours de repos avant le décollage de la finale laisseront les Spurs peaufiner leur jeu collectif et exploiter les leçons tirées d’une victoire historique à Oklahoma City.
Le parcours des Spurs, propulsé par un Wembanyama en pleine ascension, indique clairement que le championnat est désormais à portée de main.
